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Pays de la Loire : 1/3 du TER ouvert à la concurrence

12/07/2020

 

Voté le 10 juillet 2020 ! Après un appel à manifestation d’intérêt* réussi l’an dernier, les Pays de la Loire ouvriront à la concurrence l’exploitation d’un tiers de leur réseau TER après les élections régionales, en juillet prochain. Avant de poursuivre, si la majorité régionale actuelle (droite et centre) est reconduite, sur l’ensemble d’un réseau TER découpés en six lots.

 

 

Tram-train et « desserte des plages »

 

Le premier appel d’offres portera sur le tram-train, et un second lot dit « Sud Loire » pour un début d’exploitation au plus tôt en décembre 2023.

 

Le tram-train, entre Nantes et Châteaubriant au Nord, Nantes et Clisson au Sud, représente 0,8 million de trains kilomètres. Il constitue déjà un « monde » en soi, avec des rames particulières, entretenues dans un atelier spécifique et avec des conditions d’exploitation spécifiques, par exemple sans contrôleurs à bord.

 

Depuis son lancement en 2014, il a beaucoup déçu sur sa branche Nord, son adoption par le public ayant été plombée à de multiples reprises par des avaries techniques.

 

Le second lot porte sur 2 millions de trains-kilomètres. C’est d’abord, une  « desserte des plages » incluant les lignes Nantes-Pornic, Nantes-Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Nantes-La Roche-sur-Yon et Nantes-les-Sables d’Olonne, Nantes-La Rochelle. S’ajoutent, à l’intérieur des terres, Nantes-Cholet et Angers-Cholet.

 

Dans les deux cas, le matériel roulant sera mis à la disposition des opérateurs par la Région

 

 

Baisse espérée du coût moyen du km de train

 

En lançant cette première ouverture à la concurrence, la Région des Pays de la Loire fait émerger ce qui constitue le volet le plus marquant de sa politique ferroviaire, depuis que l’équipe actuelle a été élue en 2016. Renégociant alors sa convention TER avec la SNCF, elle y avait d’abord inclus une expérimentation qu’elle pensait pouvoir conduire avant 2021.

 

Pour finalement se lancer directement dans l’aventure, en espérant une amélioration du modèle économique d’exploitation ferroviaire.

 

« Notre ambition est de renforcer le service public avec pour objectif une baisse du coût moyen du service de transport au kilomètre, ce qui est un levier solide pour améliorer l’offre de train et gagner des parts de marché sur les autres modes de transport », explique Roch Brancour, le vice-président aux Transports de la Région.

 

Les quatre autres lots concerneront d’abord un axe structurant, le long de la Loire : Nantes-Angers, Nantes-Tours-Orléans, Angers-Saumur (2,4 millions de trains kilomètres). Puis un lot autour du Mans avec Paris-Chartres-Le Mans (1,7 millions de trains kilomètres), un lot inter-villes et interrégional, Nantes-Quimper-Brest, Nantes-Rennes, Nantes-Angers-Laval-Rennes, par la virgule de Sablé et Nantes-Le Mans (1,8 millions de trains kilomètres).

 

Enfin, le sixième lot portera sur une « petite ligne » pour la rénovation de laquelle la signature de la Région Aquitaine étaient encore attendue il y a quelques jours, entre La Roche-sur-Yon, Bressuire, Saumur et Tours (0,1 million de trains kilomètres).

 

 

* Sept opérateurs avaient répondu : quatre ferroviaires, Arriva, RATP Dev, SNCF Mobilités et Transdev ; trois entreprises spécialisées dans le matériel roulant ferroviaire : Alpha Trains, Alstom et Centrus.

 

 

 

 

 

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