Dernières actualités …

Plan tourisme : peut mieux faire ?

17/05/2020

Le plan de sauvetage du tourisme, présenté le 14 mai dernier par Edouard Philippe en personne, a laissé sur le bas-côté les autocaristes. C’est du moins ce qui semble avoir été découvert par cette profession à la lecture des Codes NAF sélectionnés par Bercy le jour même pour bénéficier des différentes mesures annoncées.

 

Dans la soirée du 15 mai, devant la mobilisation générale du secteur, l’exécutif a fait quelques concessions. Cette fois, ce sont Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes Publics, et Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'Etat aux Transports, qui ont annoncé que, dans le cadre du fameux Plan Tourisme, les entreprises du TRV pourraient au moins bénéficier d'une exonération de cotisations sociales sur les mois de mars à juin 2020.

 

Il ont par ailleurs précisé que les autocaristes (au même titre que le TRM) bénéficieraient aussi d’un remboursement accéléré de TICPE au trimestre échu, au lieu du semestre. Des mesures qui ne coûtent de fait rien à l’Etat, mais dont personne n’est sûr qu’elles soient suffisantes…

 

Comment comprendre cet « oubli » initial du gouvernement ?  Une considération est sans doute entrée en ligne de compte dans la réflexion de l’exécutif : ce secteur a déjà bénéficié d’un certain nombre d’aides, au titre de son activité de transport dit conventionné (transports scolaires, lignes régulières et TER routières).

 

Problème, largement mis en avant depuis par l’ensemble des instances syndicales de ce secteur (FNTV, Réunir, OTRE), si l’activité touristique (qualifiée le plus souvent d’occasionnelle) représente, à l’échelle nationale, à peu près 20% du chiffre d’affaires total du transport routier de voyageurs, cette notion ne reflète guère la réalité du terrain pour bon nombre de TPE/PME du secteur.

 

En effet, pour beaucoup des petites entreprises concernées, et malgré un code NAF identique, la part de l’activité occasionnelle représente 40 à 75% de l’activité (voire la totalité pour quelques-unes).

 

Sa disparition totale depuis le 17 mars 2020 n’a, jusqu’à présent, donné lieu à aucune compensation, et comme un retour de cette activité n’est guère envisageable, au mieux, avant le printemps 2021, elles jouent toutes ici leur survie.

 

Dernier point enfin, qui devrait être pris en considération par les pouvoirs publics, la disparition, désormais possible, de ce tissu d’entreprises dans tout l’Hexagone mettrait de fait en péril la bonne réalisation des services dits conventionnés évoqués précédemment (outils indispensables à la notion même d’aménagement du territoire), mais aussi la fiscalité locale, l’emploi, et le concept même de concurrence, puisque seules de grandes (voire très grandes) entreprises pourraient demain répondre aux appels d’offres...

 

Affaire à suivre…

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
Partager sur Linkedin
J'aime !
Please reload

Please reload

TG Press9 rue du Gué - 92500 - Rueil-Malmaison

 

contacts

Pierre Cossard, éditeur

Laurence Fournet, directrice commerciale