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Jean-Claude Girot, président de l’AFGNV

Propos recueillis le 3 avril 2020

 

Commissaire général des deux dernières éditions du Mondial de l’Auto, après une partie de carrière passée à la tête de Volvo Bus France, Jean-Claude Girot, aujourd’hui président de l’AFGNV, confie à Mobilités Magazine sa vision de l’avenir des salons et événements après la suppression dans sa forme actuelle du Salon de l’Auto, qui devait se tenir du 1er au 10 octobre 2020 à la Porte de Versailles de Paris.

 

 

Mobilités Magazine : après les salons de Detroit et Genève, la baisse de fréquentation de Francfort, l’année dernière, le Paris Motion Festival devrait se résumer en une opération hors les murs du parc des Expositions de Versailles. La faute au coronavirus ?

Jean-Claude Girot : déjà dès le mois de février, de nombreux industriels parmi les plus importants BMW, Ford, Volkswagen, Ford… avaient indiqué qu’ils ne se rendraient pas à la Porte de Versailles. S’il est vrai que les constructeurs limitent leurs investissements dans ce type de manifestation, c’est bien la proposition d’Hopscotch, le nouveau gestionnaire de l’événement, qui ne leur a visiblement pas convenu. Mais c’est aussi l’aboutissement de la stratégie de Hopscotch, qui rejoint son premier métier, celui d’organiser des événements qui ne sont pas des salons.

 

MM : A l’heure du digital, existe-t-il encore des remèdes pour pérenniser une manifestation en France autour du domaine de l’automobile et des mobilités ?

JCG : certes, le digital monte, et ce sera le cas encore plus demain, en puissance dans les communications globales. C’est pour cela que lors de la dernière organisation de 2018, j’avais fait appel, sur un pavillon entier, aux start-ups qui détiennent les clés de la communication du futur et qui poussent les innovations des industriels. Plus généralement, il faut absolument élargir cet événement bien au-delà de l’automobile au sens strict. C’était le sens de la présence des univers de la moto et de ceux de l’ensemble des mobilités. S’il est sûr que le numérique est une source d’information, je suis certain que la population a besoin de voir, de toucher, de respirer, d’apprécier les matériels roulants, et ce malgré les nouveaux outils numériques. Cela, seuls les salons peuvent les proposer.

 

MM : Après cette période passée à la tête du Mondial de l’Auto, quelle sont aujourd’hui vos missions ?

JCG : je viens d’être réélu pour trois ans à la tête de l’Association Française du Gaz Naturel pour Véhicules (AFGNV), qui regroupe 115 acteurs parmi les plus importants de cette filière : les pétroliers, les constructeurs, les opérateurs (Transdev ; Keolis…), les syndicats FNTR, FNTV… Par ailleurs, j’ai une société de conseil en communication et en relation presse, Bazailles Consulting, et une société de team building, Keiji, basée sur la philosophie japonaise, pour la gestion du stress, la cohésion et la mobilisation des équipes.

 

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