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Nantes avance la création de sa police des transports

08/12/2019

 

Pas de campagne électorale qui fasse ! Unanimement, les 24 maires de la Métropole de Nantes n’ont pas voulu attendre les Municipales pour créer la police métropolitaine des transports que Johanna Rolland, l’actuelle maire (PS) de Nantes, avait annoncé dans son début de campagne. La délibération sera votée le 13 décembre, ce qui fera gagner six mois pour déployer ces nouvelles forces de l’ordre à l’automne prochain.

 

Alain Vey, chef de la minorité (Droite) à Nantes Métropole, est à l’origine de la démarche : « Nous sommes tous interpellés, et nous sommes tous préoccupés par la sécurité des habitants. Ce thème de la campagne municipale concerne toute la métropole. Il n’y a donc pas de polémique, pas de politique à faire sur le sujet. J’ai donc proposé d’anticiper et que nous lancions le projet symboliquement tous ensemble. Bien sûr, il restera à se mettre autour d’une table, plus tard, et à examiner ce que vous avez proposé, Mme Rolland, pour éventuellement l’amender ».

 

 

Une réponse notamment aux Jeunes

 

En attendant, le projet consiste en un corps de 32 policiers qui interviendront dans le réseau dit « structurant » des transports publics : le tramway, le bus en site propre et les Chronobus, et ce dans les véhicules et en station.

 

« Suffisamment nombreux pour qu’ils se voient », précise Pascal Bolo, président des Transports de l’Agglomération Nantaise (TAN). Ils seront en service sept jours sur sept, entre 11h à 23 h30, période où les incivilités et les désordres sont les plus nombreux. En dehors de ces heures, le relais est essentiellement passé à la Police nationale, à la gendarmerie. « Pas question de nous substituer à l’Etat », insiste Johanna Rolland.

 

Employés par Nantes Métropole, ces policiers des transports auront un statut de policiers municipaux. Ils travailleront donc dans chaque commune sous l’autorité de son maire. Et ne seront pas équipés d’armes léthales, précise Johanna Rolland. Le budget de fonctionnement prévu s’élève à 2,1 M€ par an.

 

 

Un sentiment d’insécurité

 

Ces derniers mois, des caillassages de bus dans certains quartiers, et plusieurs agressions de conducteurs, avaient particulièrement choqué les Nantais. Un sentiment d’insécurité s’est installé que les chiffres ne traduisent pas forcément. Un total de 1812 atteintes à la tranquillité, aux biens, aux personnes ou perturbations volontaires du service pendant les six premiers mois de l’année ont été enregistrés. Légèrement plus, seulement, que les 3515 faits similaires pendant toute l’année dernière.

 

« Mais les jeunes, les filles en particulier, en viennent à ne plus vouloir prendre les transports publics pour se rendre à Nantes alors que nous n’avons pas connu cela à notre époque », rapportent plusieurs maires autour de Nantes.

 

Les autres candidats à la mairie de Nantes - en dehors de Johanna Rolland - ont développé d’autres visions du renforcement des services de la police à Nantes. Ils demandent notamment une police des transports pouvant intervenir 24h sur 24.

 

Le débat risque donc de se poursuivre pendant la campagne municipale, mais par ce premier geste voté à l’unanimité, Gauche et Droite se sont un peu neutralisées sur le sujet. 

 

 

 

 

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