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Investissement record mais au plus juste pour SNCF Réseau

 

Des interrogations jusqu’à la dernière minute. La mise au point et l’adoption du premier budget de SNCF Réseau dans le cadre de la réforme ferroviaire ont joué les prolongations jusqu’au 28 novembre 2019 date à laquelle le Conseil d’administration de la future SA l’a officiellement adopté.

 

L’État allait-il tenir sa promesse visant à investir chaque année trois milliards d’euros dans le renouvellement du réseau ? Une somme à laquelle le propriétaire du Réseau Ferré National s’est de plus engagé durant la discussion du Pacte ferroviaire en 2018, à « abonder » de 200 M€ par an de 2022 à 2026.

 

D’autant que le tout devait s’assortir d’un allègement de la dette de l’État vis-à-vis des infrastructures*, qui atteint 48, 1 Mds€. Promesse tenue puisque l’État reprendra 25 Mds€ au 1er janvier 2020 et 10 milliards supplémentaires deux ans plus tard.

 

Ce qui, dès l’an prochain, devrait diminuer de moitié les frais financiers de SNCF Réseau qui totalisaient 1,7 Mds€ en 2019 et pesaient fortement sur l’activité et le niveau d’investissements propres.

 

Globalement, aides de l’État inclues pour le renouvellement du réseau, le niveau d’investissement devrait atteindre un record en 2020 avec 6,2 Mds€ (+ 8,8%).

 

Les interrogations portaient sur le niveau d’aide de l’État. En fait, avec 2,77 milliards, on est proche des trois milliards promis, et on les frôle littéralement si on ajoute les 220 millions « d’investissements de conformité », dont 90 millions d’€ destinés à l’installation de l’ERTMS sur la LGV Paris-Lyon.

 

Cela dit, l’effort global n’atteint que... 22 M€ de plus qu’en 2019. Et le maintien de la soit disant « règle d’or » continue notamment à limiter très fortement (à hauteur de 8,5% des montants de projets) la part du gestionnaire d’infrastructures dans la remise à niveau des lignes UIC V à VII, ces petites lignes qui ne bénéficieront que de 450 M€.

 

 

* Elle avait été confinée chez le jeune gestionnaire d’infrastructure (RFF à l’époque) afin de respecter les « critères de Maastricht » sur les dettes publiques.

 

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