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Selon Arcadis, la trottinette est loin d’être écolo

02/12/2019

 

Une semaine après l’approbation de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) par le Parlement, Arcadis, société internationale d’ingénierie et de conseil pour les actifs naturels et construits, a présenté, le 26 novembre 2019, une étude portant sur l’impact environnemental des trottinettes électriques à Paris, dans le cadre de sa R&D sur les nouvelles mobilités.

 

Alors que le secteur des transports est l’un des plus grands émetteurs de GES et que les pouvoirs publics sont engagés dans des politiques volontaristes pour réduire leur importance, l’impact environnemental des trottinettes n’a initialement pas été évalué.

 

En cause notamment, l’absence de recul nécessaire sur des aspects importants du cycle de vie, comme leur durée de vie ou les conditions réelles d’exploitation : des éléments qui n’ont pu être appréciés que tout récemment, au terme de plusieurs mois de déploiement.

 

La situation s’étant normalisée, une série d’études se sont intéressées depuis l’été 2019 à la réalité de l’impact environnemental des trottinettes.

 

Aussi polluante qu’une voiture

 

Arcadis a ainsi calculé qu’une trottinette émet à Paris, en moyenne sur son cycle de vie, un peu plus de 105g d’équivalent CO2/km/usager.

 

Un chiffre tout à fait considérable si on le met en perspective avec celui de la voiture individuelle par exemple, en particulier lorsqu’elle est partagée ou encore avec celui des transports publics par autobus (chiffres ADEME).

 

Plus de la moitié de ce chiffre provient de la fabrication et du transport et plus d’un tiers de l’exploitation (c’est-à-dire des moyens déployés pour aller récupérer les trottinettes sur l’espace public, les recharger et les réparer hors-site).

 

Il apparaît enfin dans ce schéma que les émissions de GES dues à la consommation électrique des batteries sont marginales.

 

Tout indique que ces trottinettes sont, dans leur mode d’exploitation actuel et sans plus d’encadrement par les pouvoirs publics, particulièrement carbonées.

 

Un handicap de départ pour ce nouveau moyen de transport, alors que les pouvoirs publics font preuve de beaucoup plus de vigilance environnementale et que la loi LOM prévoit par exemple de mettre fin à la vente de véhicules thermiques en 2040.

 

 

Un faible impact carbone

 

Facteur aggravant, une enquête auprès d’usagers de trottinettes en free-floating menée en avril 2019 par le cabinet 6T, a démontré que les trottinettes électriques se substituent davantage aux piétons et aux vélos qu’aux voitures. Leur utilisation accroît donc le bilan carbone global des déplacements.

 

A l’aube des grandes consultations pour désigner les opérateurs de trottinettes, l’étude dresse un ensemble de recommandations pour aider les collectivités à réguler l’exploitation de la trottinette électrique et à maîtriser son impact environnemental.

 

Elle préconise donc une plus grande exigence dans le cahier des charges sur les lieux de fabrication, les matériaux et le taux de recyclage, un allongement de la durée de vie des trottinettes et l’optimisation des conditions d’exploitation.

 

 

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