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La Cour des Comptes juge sévèrement la politique RH à la SNCF

 

« Mettre les pieds dans le plat » fait partie des attributions de la Cour des Comptes qui ne s’en prive pas. Après les trains régionaux*, c’est la politique de gestion des personnels de la SNCF, qui est analysée par les juges de la rue Cambon sur la base de l’évolution des années 2012 à 2017.

 

Maîtrise des effectifs, maîtrise de la masse salariale et modèle social de l’entreprise publique sont successivement passés au crible.

 

Des effectifs qui atteignaient 145 000 emplois (équivalent temps plein, ndlr.) et qui ont diminué de 6000, soit 1200 par an en moyenne depuis 2012.

 

Mais « sans modification de l’organisation du travail (caractérisée par) la rigidité, le sous-emploi de certains personnels, l’inadaptation de règles à certains métiers et (une) faible polyvalence conduisant à une trop faible productivité », précise le rapport.

 

Il constate que les réductions d’emplois ont touché les personnels d’exécution et SNCF Mobilités, des personnels opératifs, peut-on ajouter.

 

Autre focalisation, la masse salariale, qui semble difficile à gérer en raison des hausses automatiques liées à l’ancienneté (un effet de type GVT, le Glissement Vieillesse Technicité qui caractérise les systèmes à statut, ndlr.), et qui « comporte peu de leviers pour récompenser le mérite », selon le rapport.

 

On aboutit ainsi à une hausse structurelle de 2% par an, « même depuis l’arrêt des mesures d’augmentation générale en 2016 ». Avec un taux de cotisation patronale passé de 32 à 36,3% de la masse salariale de 2012 à 2017.

 

Quand au « modèle social », il conduit la SNCF à exercer des missions « très éloignées de son cœur de métier ferroviaire », et ce en raison du « maintien d’avantages coûteux et nombreux » (comme) la « médecine de soin, les logements et les facilités de circulation ».

 

Le rapport considère ces « facilités » comme des « avantages en nature » impactant « le chiffre d’affaires de l’entreprise à hauteur de 220 M€ par an ». Elles seraient donc « excessives en termes de bénéficiaires (retraités, ascendants) et de niveaux de réduction ».

 

 

* Ce rapport de la Cour sur les TER publié le 23 octobre 2019 fera l’objet d’un dossier dans notre numéro de décembre.

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