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Tours-La Roche-sur-Yon : silence, on ferme !

 

Sans faire plus de bruit, c’est un simple communiqué de SNCF Réseau qui, le 15 novembre 2019, a sèchement annoncé la « fermeture temporaire » de la section Chantonnay-Bressuire de l’axe Tours-Bressuire-La Roche-sur-Yon-Les Sables d’Olonne.

Et ce dès le 18 novembre, alors que le plan de substitution routière ne sera mis en place que le 20.

 

Une fermeture liée aux « anomalies techniques constatées sur certains composant de l’infrastructure en raison d’une oxydation importante du rail due aux conditions climatiques [...] et au faible volume des circulations sur la ligne », sur laquelle « des expertises seront menées [...] permettant de reprendre les circulations dans les meilleurs délais ».

 

Au-delà de la désinvolture vis-à-vis des voyageurs et de la faiblesse de l’argumentation « météorologique », le problème réside dans le fond de cette double annonce. Puisqu’on sait d’expérience que le « temporaire » peut durer, la ligne continuer à se dégrader et la facture continuer à s’élever.

 

La ligne Tours-Les Sables-d’Olonne (246 km à voie unique) était jusqu’en 1990  desservie l’été par un train Corail Paris-Austerlitz-La Roche-sur-Yon. Elle n’est aujourd’hui très active qu’à ses extrémités : Tours-Chinon (450 000 voyageurs par an) et La Roche-sur-Yon-Les Sables-d’Olonne (325 000 voyageurs), cette seconde  section étant électrifiée et desservie par TGV jusqu’aux Sables-d’Olonne depuis 2008.

 

Il n’y a qu’un très faible trafic (30 à 35 000 voyageurs) dans la partie centrale qui dispose de voies hors d’âge et n’est équipée que d’une signalisation mécanique ancienne ou du cantonnement téléphonique.

 

Faute d’une offre TER plus attractive et moins coûteuse, cette section ne survit que grâce au trafic fret (carrières) et au succès estival du « train des plages ».

 

On s’interroge toutefois sur la démarche de SNCF Réseau. Après de nombreuses annonces comparables s’agirait-il de « faire le ménage » et d’assainir les comptes avant l’ouverture à la concurrence ?

 

Quitte à se débarrasser de lignes où, sans un minimum d’investissements de remise à niveau, aucun opérateur ne se portera candidat à l’exploitation.  Sauf si, une fois encore,  les régions mettent la main au portefeuille...

 

 

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