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Lyon-Turin : feu vert mou du gouvernement italien

Le premier ministre italien a choisi le 23 juillet 2019 pour confirmer son attachement au tunnel transalpin. Une décision quasiment prise par défaut, puisque liée au fait que le renoncement à ce projet coûterait plus cher à l’Italie que sa réalisation. Les tensions subsistent.

 

Pour que les crédits européens continuent à être versés à TELT, le consortium franco-italien en charge de la réalisation du projet, l’Union Européenne avait demandé ce printemps à l’Italie de faire preuve de motivation avant le mois d’août.

 

Le gouvernement italien, déchiré entre le mouvement 5 étoiles, qui considère le Lyon-Turin comme un énorme gaspillage d’argent public, et la ligue du Nord, favorable au projet, a donc arbitré par la voix de son chef, Giuseppe Conte, en donnant un avis favorable, et a signé un courrier le confirmant, adressé à Bruxelles, le 26 juillet.

 

Giuseppe Conte a donc été sensible, sans doute, au fait que l’Union Européenne ait allégé le montant de la participation de l’Italie, sa part passant de 4,7 à 3,2 Mds€. Le coût du renoncement aurait quasiment été aussi élevé...

 

Cependant, on est bien loin du consensus. Le ministre des Transports italien, Danilo Toninelli, opposé au projet, n’a pas parafé le courrier adressé à l’Union Européenne. Et du côté français, même si Emmanuel Macron a renouvelé son attachement au projet lors du dernier sommet franco italien, on ne peut ignorer qu’Europe Ecologie Les Verts (EELV), alors qu’ils étaient à l’origine du projet, sont devenus des opposants au Lyon-Turin, Yannick Jadot n’hésitant pas à qualifier le Lyon-Turin d’une « aberration écologique ».   

 

 

Soulagement des élus régionaux

 

30 ans après, l’aboutissement de ce projet serait une sorte de compensation pour Auvergne-Rhône-Alpes. Plusieurs de ses plus importants projets d’infrastructures ont tous, plus ou moins, été retoqués par la dernière Commission d’Orientation des Infrastructures, puis par le gouvernement. On pense par exemple à l’A45, entre Lyon et Saint-Etienne, au projet Tgv Paris Orléans-Clermont-Lyon ou au Nœud Ferroviaire Lyonnais, qualifié de Long Terme, et relégué à l’horizon 2040… Et, pour Gérard Collomb, qui brigue le prochain mandat à la tête de la Métropole lyonnaise et qui avait fait le déplacement à Milan en février dernier pour défendre le dossier, il compte bien sur cette infrastructure pour placer Lyon « au cœur des flux ferroviaires européens ».

 

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