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Élections européennes et transports : TDIE a fait parler les listes

Le 14 mai 2019, Philippe Duron et louis Nègre, co-présidents de TDIE (Transports, Développement, Inter modalité, Environnement) présentaient avec Michel Savy, président du Conseil scientifique de l’association, les résultats de la nouvelle Initiative TDIE, menée en amont du débat des élections européennes. Suivie le jour même d’un débat à la Mutualité avec six représentants de listes sur les dix qui avaient répondu à un questionnaire de l’association*.

 

Cette Initiative, que TDIE avait auparavant organisée à l’occasion d’autres grandes consultations nationales et européennes, visait à interroger les listes candidates sur leurs propositions en matière de mobilité.

 

Tout en notant la plus grande « centralité » de ce thème dans les réponses des candidats que dans le contenu des programmes officiels généraux, TDIE constate qu’en dépit de points de vues et de propositions différentes, « tous se prononcent en faveur d’une politique commune des transports » et de son « approfondissement ».

 Une évolution souhaitée qui devrait se faire sous la forme d’une meilleure intégration de cette politique des transports et de la mobilité avec les autres politiques sectorielles mises en œuvre par l’Union européenne.

 

Essentiellement d’ailleurs avec la politique de l’environnement, qui est associée à une « concurrence juste entre les modes, tenant compte de leurs effets externes ». Cela en dépit des réticences de certaines listes sur la mise en place d’une éventuelle « Eurovignette ».

 

Cette intégration est aussi souhaitée avec  une harmonisation fiscale et une convergence sociale afin de limiter les distorsions de concurrence et les effets de dumping. Aussi, « l’accord sur le travail détaché est majoritairement rejeté ».

 

La volonté d’intégrer les transports avec la politique industrielle comme avec celle de la concurrence est aussi forte. Serait-ce une retombée du refus de la Commission de la fusion Alstom-Siemens alors que « toutes les listes souhaitent l’émergence d’une politique européenne de la batterie et des regroupements dans l’industrie ferroviaire » ?

 

TDIE note la curieuse absence d’un « élément marquant de la politique communautaire » dans les réponses des listes. La mise en place de l’ouverture à la concurrence des transports de voyageurs, désormais actée en France par la réforme ferroviaire de 2018, n’est pas évoquée, sauf par les deux listes qui y sont hostiles. Serait-ce parce cet élément d’un « Pacte ferroviaire », finalement arraché au forceps, ne fait pas consensus profond dans l’opinion ?

 

En tout état de cause, qu’il s’agisse des transports comme de l’ensemble de la politique communautaire européenne, l’enjeu majeur du scrutin du 26 mai - donc sa valeur politique - sera le même en France comme dans d’autres pays. Celui d’une participation qui s’annonce comme rien moins qu’incertaine…

 

* Les propositions transports des dix listes comme leurs réponses intégrales au questionnaire TDIE sont consultables sur le site www.tdie.eu.

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