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La Fabrique des Mobilités réclame de fabriquer de la proximité

11/04/2019

Arrêtons de nous crisper sur les mobilités ! Inventons plutôt des hubs de mobilité ET de dé-mobilité. C’est ce que réclame le Manifeste que vient de lancer la Fabrique des Mobilités, cette association où, en matière de mobilité, l’on retrouve aussi bien la SNCF que Transdev, le Cerema, Nokia ou le pôle du véhicule du futur.

 

Mais de quoi s’agit-il ? Que veut la Fabrique ? Elle note la revendication récente d’un droit d’accès à la ville, comme l’a expliqué le sociologue Bruno Marzloff, à Rennes fin mars, à InOut 2019, le salon « explorateur des nouvelles mobilités ».

 

Et pour cela, la Fabrique propose de bâtir une ville - en particulier dans ses zones périurbaines - des proximités, dans tous les sens, comme largement réclamé par les habitants.

 

Car ce Manifeste en faveur des Hubs de [Dé]mobilité s’appuie sur une enquête très sérieuse, réalisée par l’Observatoire des usages émergents de la ville auprès de 4000 Français et de 1000 étrangers, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Italie pour effectuer des comparaisons internationales.

 

Différents modèles de villes leur ont été proposés : la connectée et numérique façon Smart city ; la diffuse, étendue, avec zones d’activités spécialisées ; la collaborative mettant en avant les échanges, la citoyenneté, la vie en communautés ; celle des courtes distances, concentrée sur des points reliés entre eux ; l’autosuffisante notamment par sa production agricole, industrielle et d’énergies ; la ville nature privilégiant le développement durable.

 

C’est cette dernière qui est la plus souhaitée avec, en dehors d’une explosion de la nature en ville, une priorité accordée côté déplacements aux transports en commune au vélo, à la marche pour améliorer la qualité de l’air. C’est aussi une ville à taille humaine. La grande ville avec sa pollution, ses embouteillages ne fait plus rêver. Même le numérique, malgré son utilité, dérange par les comportements intrusifs et la menaces sur la vie privée qu’il génère.

 

Pour créer cette ville, les tenants du Manifeste, proposent d’agir fermement pour mieux répartir sur les territoires ce que sont les services et les agréments de la ville. En utilisant comme points d’ancrage de véritables hubs de mobilités.

 

Des endroits où se concentrent et abondent les accès à tous les types de mobilité. Aussi bien les vélos pour les déplacements courts que les trains et les postes de covoiturage pour rejoindre le cœur des plus grandes villes. De façon à mailler de façon plus serrée les territoires en moyens de transport et de déplacement.

 

Amandine Crambes est responsable

du Manifeste « Inventons les Hubs de

[Dé]Mobilité » à la Fabrique des Mobilités.

 

 

Mais il s’agit d’en faire aussi des hubs de dé-mobilité, grâce auxquels la ville se rapproche de ses habitants, de sorte qu’ils aient moins besoin de se déplacer. Y sont concentrés des commerces, des services publics, des lieux de culture pour répondre besoins des habitants. En prenant soin de les créer de façon légère, souple, la façon la plus économique possible. Pour qu’ils évoluent avec les besoins des habitants.

 

Les auteurs du Manifeste ciblent huit ingrédients indispensables à ces hubs.

  1. Qu’ils offrent des services innovants centrés sur les besoins exprimés par les habitants et leurs pratiques.

  2. Qu’ils soient ouverts à tous à travers des plateformes d’échanges et de dialogue, de mutualisations pour définir les bouquets de services voulus.

  3. Qu’ils soient accessibles selon les temporalités des habitants.

  4. Qu’ils offrent des solutions de mobilité décarbonées, partagées et adaptées aux bassins de vie de chacun pour venir et partir de ces lieux.

  5. Qu’ils proposent des outils numériques et physiques accessibles à tous.

  6. Qu’ils proposent des solutions de mobilités ouvertes et adaptées à tous, les individus comme les collectifs.

  7. Qu’ils soient portés par toutes les parties prenantes locales : public, privé, associations, population.

  8. Qu’ils soient au service de l’intérêt général pour la production, la gestion, l’accès aux ressources et aux facilités de la ville.

Les auteurs du Manifeste veulent lancer un mouvement. Ils proposent que des collectivités choisissent de construire de tels Hubs. Ils demandent aux signataires du Manifeste d’accompagner ces expériences. Puis qu’il y ait partage des informations des connaissances accumulées. La Fabrique des Mobilités y participera sur le mode de l’Open Source. A l’approche des élections municipales, ce n’est peut-être pas une mauvaise idée.

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