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Nantes : une navette électrique en zone industrielle

13/03/2019

Nantes vient de lancer sa deuxième expérience de navette électrique autonome. Une Navya, comme pour l’essai de juin dernier sur voie réservée. François de Rugy, le ministre de la Transition écologique et solidaire l’a inaugurée le 1er mars.

 

Jugée trop lente avec ses 20 km/h pour un transport public, et bien qu’elle ait encore besoin d’un conducteur, elle a apprivoisé ronds-points et carrefours à feux, et elle se mêle à la circulation comme à Rennes et bientôt Lyon.

 

Après une desserte de zone industrielle, Nantes veut tester

une navette rapide (50km/h) pour desservir son aéroport.

 

 

Cette navette dessert la zone industrielle autour de l’aéroport de Nantes, emportant et ramenant des salariés de l’usine Airbus, du techno-campus matériaux composites, d’un institut de recherche voisin, le midi, vers le restaurant interentreprises local. Sur une ligne à trois stations de 2,5 km de long. Le service est offert gratuitement jusqu’à la mi-mai par les transports publics nantais (TAN).

 

Les sujets de recherche ne manquent pas. Le véhicule a encore trop de mal à reconnaître certains objets, même s’il stoppe net dès qu’un pied surgit dans les 10 m autour de lui. Pour aboutir à ce résultat, neuf réseaux de satellites sont sollicités, le GPS et, selon l’endroit, la 3G ou la 4G.

 

Les besoins d’échange d’informations restent problématiques et ne seront probablement résolus qu’à l’avènement de la 5G. Mais désormais enthousiastes, les techniciens de la TAN la mettraient déjà en service.

« Le potentiel est grand, car nous recevons beaucoup de demandes de dessertes dans des endroits insuffisamment fréquentés pour y positionner un bus. Mais tant qu’il faudra un conducteur, le modèle économique ne tiendra pas », estime Pascal Bolo, président de la TAN.

 

Chaque grande ville développe ses compétences.

Nantes, c’est, pour le moment, la maîtrise des ronds-points

 

 

François de Rugy a dit s’être déjà senti en sécurité à bord. Mais interrogé sur la réglementation à faire évoluer sur la présence d’un conducteur, il a expliqué qu’elle viendrait en son temps. Pour le moment, les conditions de l’autonomie à 100% ne sont pas réunies. 

 

Il a été interrogé sur un autre sujet sensible, l’absence de participation de l’Etat au financement de ces expérimentations, engagées sur les fonds des collectivités locales. Pour lui, pas question que l’Etat lance un quelconque appel à projets autour de la navette autonome. « Pas tout de suite ! Les entreprises françaises doivent continuer de développer leurs compétences ». 

 

Le ministre a, en revanche, encouragé les collectivités locales à continuer les expérimentations. Comme il s’est déclaré, néanmoins « responsable de l’évolution des transports, les ayant sous sa responsabilité », Nantes a plaidé pour la prochaine expérimentation qu’elle a dans ses cartons.

 

Pascal Bolo, président des Transports de l’agglomération nantaise (TAN), à gauche,

a plaidé auprès de François de Rugy, pour que l’Etat soutienne financièrement les expérimentations.

 

 

Une navette électrique qui atteindrait les 50 km/h entre son aéroport et la station de tramway la plus proche à environ 5 km. Elle serait, cette fois, soutenue par l’Etat dans le cadre de la compensation à l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. L’expérience, baptisée Navway, est menée avec, entre autres, Lyon, Nice, Toulouse, sur un véhicule Easymile, cette fois.

 

L’Europe est également sollicitée. La réponse devrait tomber à la mi-avril. Si elle est positive, nul doute que le ministre, ancien député nantais, retournera y parler de navette autonome.

 

 

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