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Lyon-Turin : la tension monte d’un cran

Les atermoiements qui perdurent du côté italien concernant la liaison transalpine Lyon-Turin, dont les travaux ont débuté, commencent à mettre en difficulté le promoteur franco-italien TELT en charge du chantier, qui a besoin de respecter le calendrier afin de profiter des financements européens.

 

 Le gouvernement français, par la voix de sa ministre des Transports, Elisabeth Borne, réaffirme son soutien à ce projet, alors que Karima Delli, présidente du Parlement européen en charge des Transports, demande, elle, un moratoire sur l’ensemble du projet.

 

Après avoir pris connaissance des déclarations du premier ministre italien, Giuseppe Conte, qui a fait part de ses doutes, la France est, au contraire, « convaincue de la pertinence de ce projet majeur pour nos deux pays et pour l’Europe », selon Elisabeth Borne.

 

Les hésitations du gouvernement italien cachent-elles une volonté de rediscuter le financement du chantier qui en attribue 40% à l’Europe, 35% à l’Italie et 25% à la France ? En tout cas, la ministre des Transports insiste sur le fait que le Lyon-Turin fait l’objet d’un traité bilatéral ratifié en 2017 par les deux chefs d’Etat.

 

Elle rappelle aussi qu’elle a engagé un travail approfondi avec les collectivités locales pour la réalisation des accès du côté français. C’est pour cela qu’elle est favorable au lancement des avis d’appels à candidature nécessaires à la poursuite du chantier. Ils pourraient être lancés lors du prochain conseil d’administration de TELT.

 

De son côté, Karima Delli souhaite profiter du Grand Débat en France pour s’interroger  sur « ce genre de projet inutile et destructeur de l’environnement ». La députée européenne au sein du groupe Vert-Ale, relève que les « scientifiques alertent sur la disparition des oiseaux, des insectes, des animaux vertébrés… et que le développement du fret ferroviaire peut passer par la ligne du Mont-Cenis, avec un coût inférieur », une alternative très fortement contestée par les experts.

 

Elle évoque aussi la possible démission, sur l’autre versant des Alpes, de Matteo Salvini, l’un des principaux défenseurs du lien transalpin.  Au final, la représentante d’un groupe politique qui avait pourtant été à l’origine du projet, demande un moratoire pour laisser le temps au débat. « Pourquoi continuer à aller dans le mur ? Parlons en pour mieux y mettre un terme », conclut-elle.

 

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