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Résultats SNCF 2018 : entre l’arbre, la forêt et le maquis

Pour résumer, les résultats sont sinon bons, ou plutôt moins mauvais qu’ils auraient pu l’être. Même s’ils deviennent de plus en plus compliqués à comprendre. C’est l’impression que donne par la publication le 28 février 2019 des chiffres du groupe SNCF pour l’année 2018.

 

En dépit des grèves, le chiffre d’affaires du groupe atteint 33,3 Mds€, soit une légère baisse de 0,6%, mais avec un résultat finalement positif de 141 M€, contre 1,5 Md€ en 2017.

 

L’impact de la grève sur le chiffre d’affaires (890 M€) a été amorti par des « cessions d’actifs immobiliers (766 M€), par une meilleure productivité et une discipline financière efficace ».

 

Mais aussi grâce à l’ « activité au second semestre 2018 (+3,4%) qui a fait rebondir le chiffre d’affaires ». Calculé hors grève ,il est en progression de 4,9 % pour les TER* et le Transilien, et de 5,8% pour le TGV et les grandes lignes.

 

La part de Ouigo, les TGV à bas prix, a notamment particulièrement progressé, pour totaliser désormais 13% de l’offre TGV. Des gains qui se manifestent également à l’international, notamment via Keolis (+17%) et Eurostar (+10%), avec une fréquentation en hausse de 5,7% pour Eurostar, et de 4,7% pour Thalys. Et les bons résultats du fret à l’international (+18%) compense la chute en France liée aux grèves (-7,3%).

 

Cette situation a permis de conserver un haut niveau d’investissements (8,9 Mds€, dont 57% en fonds propres), destinés essentiellement à la régénération du réseau (835 km de voies renouvelés et 459 aiguillages remplacés), et à l’acquisition de 115 trains : soit 61 rames dont 13 trams-trains pour le Transilien, 41 rames pour les TER et Intercités, 11 rames TGV Océane pour le réseau national, et  2 rames Velaro Siemens pour Eurostar..

Les prévisions 2019 restent résolument optimistes (+ 4 % attendus) et le niveau d’investissements devrait même atteindre les 10 milliards d’€uros.

N’empêche qu’en absence de la mise en œuvre réelle de la réforme ferroviaire la dette de SNCF Réseau continue à gonfler (+ 3 milliards d’€uros) pour friser le seuil des 50 milliards d’€uros … avec 6,3 milliards de chiffre d’affaires (- 2,5 %) ! Une situation que ne compense pas le recul de l’endettement de SNCF Mobilités qui totalise 7,2 milliards d’€uros (- 9,2%).

 

Si on voulait que la SNCF ressemble de plus en plus à une entreprise, c’est réussi puisque l’analyse des résultats du groupe devient aussi compliquée que celle d’une quelconque multinationale ! Ainsi, pour ne citer que cet élément pourtant structurel, les recettes des activités subventionnées comme les TER, le Transilien et les trains Intercités sont ici présentés en brut sans préciser la part des concours publics dans le chiffre d’affaites.

Un arbre des résultats qui cache la forêt des financements … et dans le maquis des filiales ?

 

* Le transfert effectif de certains TET aux régions a d’ores et déjà modifié le périmètre des TER.

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