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La SNCF risque de perdre les TER provençaux

 

L’appel d’offre pour la mise en concurrence de la ligne de TER entre Marseille et Nice a été lancé le 19 février 2019 par la Région Sud. Les premiers TER issus de cette procédure circuleront en 2022. Quatre autres lignes suivront en 2024.

 

La région Sud a donné le coup d’envoi de l’ouverture à la concurrence des lignes de TER.  La première concernée relie Marseille à Nice via Toulon. Elle représente 17 trains quotidiens transportant 7500 passagers. Soit près d’un quart des déplacements de la Région.

 

« L’appel à manifestation d’intérêt que nous avons lancé en 2017 et 2018 nous a permis d’identifier puis d’échanger avec près d’une dizaine de candidats intéressés pour faire circuler des TER en Région Sud », a indiqué Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur lors d’une conférence de presse, organisée à Marseille le 19 février 2019.

 

Parmi les candidats figurent Arriva (filiale de la Deutsch Bahn), Transdev, RATP Dev et Trenitalia, la compagnie ferroviaire nationale italienne. « Cet appel à manifestation d’intérêt a constitué un galop d’essai qui a permis d’identifier les lignes que nous souhaitons mettre en appel d’offre ».

 

 

Quatre autres lignes en 2024

 

Quatre autres lignes feront l’objet d’une mise en concurrence. Il s’agit des liaisons entre Cannes et Grasse, Les Arcs/Draguignan et Vintimille, Canne et Vintimille, Nice et Tende. Ces lignes sont quotidiennement empruntées par 50 000 usagers. La publication de l’appel d’offre est programmé pour 2020 avec une première mise en circulation des TER en 2024. Un décalage de deux ans pour laisser le temps à l’opérateur de  construire un centre de maintenance à Nice.

 

 Ces deux lots représentent un coût de fonctionnement de l’ordre de 100 millions d’euros chacun. « Ces contrats représenteront plusieurs dizaine de millions d’euros. Ce qui fait de ces marchés un enjeu européen majeur ».

 

 

Généralisation

 

Provence-Alpes Côte d’Azur souhaite que la procédure d’appel d’offre devienne la norme en matière d’attribution des conventions TER. C’est pourquoi, elle envisage de poursuivre cette démarche pour les liaisons entre Avignon et Aix-en-Provence et dans les Alpes entre Gap et Veyne. « C’est le sens du droit européen qui l’imposera à partir de 2023 ». Pour Renaud Muselier, l’ouverture à la concurrence des TER « sera profitable à la Région qui pourra imposer un service de meilleure qualité, exiger une facture détaillée et réduire les coûts ».

 

En faisant jouer la concurrence, l’autorité organisatrice souhaite inverser la dégradation de ce service public, utilisé quotidiennement par 100 000 usagers. « Quand nous avons été élus, c’est dans notre région que la SNCF fournissait le pire service TER de France avec 20% de trains en retard, 10% de trains annulés, 90 jours de grève par an et 17% de fraude. Or le train doit devenir une alternative crédible à la voiture individuelle », explique Renaud Muselier.

 

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