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Auvergne-Rhône-Alpes relance le Lyon-Turin

La Région Auvergne-Rhône-Alpes vient d’obtenir un nouvel accord de 2 Mds€ supplémentaires auprès de l’Union Européenne. Elle en profite pour montrer sa détermination en faveur de cet ouvrage contesté par un rapport transalpin, démontrant de futurs résultats économiques catastrophiques. Et elle interpelle Elisabeth Borne pour faire respecter les engagements français.

 

 Auvergne-Rhône-Alpes vient d’obtenir, le 14 février, un accord de financement complémentaire de 2 Mds€ auprès de la direction générale de la Mobilité et des Transports (DG Move) de l’Union Européenne, ceci au moment ou les relations franco-italiennes sont en pleine crise.

 

Ils concernent les travaux des voies d’accès au tunnel transfrontalier. D’un coût de 7,7 Mds€ estimés lors de la Déclaration d’Utilité Publique en 2013, ceux-ci ont été sérieusement revus à la baisse : « 4 Mds€, avec un phasage des travaux complémentaires », selon Etienne Blanc, chargé du dossier par Laurent Wauquiez. « Ce qui fait qu’avec ces 2 Mds€ proposés par l’Union Européenne, c’est 50% du coût total des accès, ajoute le premier vice-président d’Auvergne-Rhône-Alpes. Nous avons, dans la foulée, alerté la ministre des Transports pour qu’elle ne s’en tienne pas au rapport Duron ».

 

Car, selon les préconisations de cette Commission d’Orientation des Infrastructures, qui doit servir pour la prochaine Loi d’Orientation des Mobilités, ces travaux des voies d’accès ne sont pas jugés prioritaires.

 

Pour aller jusqu’aux 4 Mds€ nécessaires, Etienne Blanc compte donc solliciter l’Etat et les collectivités territoriales concernées par l’ouvrage et dont la Région sera tête de file. On se souvient que pour la partie transfrontalière, les travaux ont démarré pour un montant de 8,6 Mds€, pris en charge par l’Union Européenne, pour 40%, par l’Italie pour 35% et pour la France pour 25%.

 

En compagnie du comité « la Transalpine », Etienne Blanc raille le rapport financier remis récemment au gouvernement français. « Il prédit un déficit de 7 Mds€, sur les 40 premières années d’exploitation, mais en incluant les manques à gagner des péages autoroutiers ainsi qu’une diminution des taxes sur les pétroles ! ».

 

Un peu juste pour Etienne Blanc, qui préfère noter l’intérêt de la Chine pour cet ouvrage qui serait l’un des maillons de la nouvelle route de la Soie reliant l’Empire du Milieu à l’Europe de l’Ouest et de la Méditerranée. Et il évalue à 3 Mds€ le montant qui serait à rembourser par l’Italie à l’Union Européenne en cas d’abandon du projet.

 

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