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Elisabeth Borne en turbulence au Sénat

Auditionnée devant une cinquantaine de sénateurs le 14 février, la ministre chargée des Transports a répondu à 24 questions, et donné quelques précisions, tout en  justifiant le retard pris dans la procédure de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), à cause du mouvement des Gilet Jaunes et l’attente des conclusions du Grand Débat. Pour autant, l’esprit de la LOM se précise, peu à peu.

 

Aujourd’hui, c’est incontestable, l’excuse est crédible. Avec un mouvement social parti sur les bases des fractures territoriales et qui perdure depuis trois mois, il serait hasardeux de légiférer sans attendre les conclusions ou les recommandations du Grand Débat.

 

Car la LOM, « le bras armé de la politique de la mobilité » est effectivement au cœur des questions de ces  fractures qui déchirent le pays. « Nous avons fait le constat depuis longtemps que les transports du quotidien avaient été négligés au profit des infrastructures couteuses. Aujourd’hui, ils sont notre priorité », a bien confirmé Elisabeth Borne.

 

Les territoires ruraux doivent s’organiser autour de « bassins de mobilité » qu’Elisabeth Borne ne voit pas comme des structures rigides : « ils pourraient se constituer autour d’une gare multimodale, par exemple ».

 

Pour relier des zones diffuses, la ministre souhaite explorer de nouvelles formules, en trouver des intermédiaires entre le co-voiturage et les taxis : « elles pourraient faire appel à des particuliers rémunérés, sans pour autant concurrencer les taxis ». Sans répondre précisément sur les questions de financement par les ressources des radars, qui passeraient de 300 à  650 millions par an, selon le  ministère de l’Economie et des Finances, chacun est toutefois convenu que l’on ne peut pas baser le financement « sur des revenus provenant de l’incivilité et de la lutte contre l’insécurité routière ».

 

En ce qui concerne le Versement Mobilité, qui succédera au Versement Transport, la ministre souhaite davantage associer dans les décisions, les entreprises et les structures du territoire. Une cinquantaine de zones rurales pourraient ainsi être sélectionnées pour servir de laboratoire. « Il faut que la mobilité fasse partie du dialogue social », ajoute Elisabeth Borne.

 

Elisabeth Borne a aussi été taclée au sujet du CDG Express. « Aucune concession ne sera faite au détriment des transports du quotidien de la ligne B du RER et, de plus, aucun denier public ne sera engagé, puisque 60% des dépenses seront prise en charge par les futurs utilisateurs et le reste par la taxe sur les compagnies aériennes », a-t-elle assuré.

 

La LOM devrait donc logiquement démarrer son parcours devant les chambres à partir du 15 mars, date prévue pour la fin du Grand Débat, alors que de nombreux sénateurs se sont montrés inquiets de la date toujours fixée eu 1er janvier 2021 pour les transferts de compétence. Une inquiétude liée à l’organisation des élections municipales prévues pour le printemps de 2020…

 

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