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Olivier Razemon, chroniqueur impatient et inlassable de la mobilité

Nous connaissions déjà  l’auteur qui nous expliquait Comment la France a tué ses villesen analysant finement le produit de ce « non-urbanisme » généré par le « tout bagnole ». On connaît moins le chroniqueur du blog du Monde. Si le titre de sa chronique, malicieusement intitulée « L’interconnexion n’est plus assurée », parle essentiellement aux usagers du RER francilien, elle peut s’appliquer à l’ensemble de nos transports collectifs…

 

Car ce recueil* de 52 billets d’humeur issus du blog démolit nombre d’idées reçues sur les transports et pourtant bien ancrées dans l’opinion. Tour à tour, TER, RER, voiture, vélo et marche à pied sont passés en revue.

 

 D’abord ces trains régionaux défendus - tout aussi symboliquement que mollement - par des élus qui, comme une grande partie de leurs électeurs, ne prennent jamais le train… puisque « c’est pour les autres » ! 

 

Il évoque aussi les gens des grandes villes et des périphéries métropolitaines là où les TER jouent ici leur rôle, en l’absence de RER. 

« RER mon amour » titre paradoxalement l’auteur. De quoi être maudit des usagers d’un réseau étouffé par son succès. Mais il décrit ses curieux dysfonctionnements, comme la « relève » des conducteurs RATP et SNCF sur la ligne A à Nanterre.

 

Les Cars Macron bénéficient d’une chronique perplexe dans un chapitre consacré aux « étonnants voyages », où l’on trouve une vision aussi romantique qu’onirique sur les caténaires, « ces œuvres d’art qui s’ignorent »**. En dépit des arguments d’élus aveugles aux panneaux routiers et  publicitaires qui défigurent leurs villes, et qui dénoncent ces fils… dont viendrait tout le mal !

 

Alors qu’un Grand Débat fait la une de l’actualité, le meilleur moyen de l’ouvrir aux (vrais) problèmes de transport est de se nourrir des arguments aussi judicieux qu‘affinés qu’apporte cet ouvrage…

 

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*Olivier Razemon, « Chronique impatiente de la mobilité quotidienne », Éditions Rue de l’Échiquier, 2019. Photographies de l’auteur, 223 pages, 18 €.

**Les fils des trolleys et trams de Boston sont les premières images – sublimes - de « Quand la ville dort » (Alsphalt Jungle, 1950) de John Houston,  inspiré d’un roman de William Burnett.

 

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