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Pays de la Loire : la fermeture de guichets fait des vagues

02/01/2019

Rappel à l’ordre ! Christelle Morançais, présidente (LR) des Pays de la Loire doit « taper du poing sur la table » début 2019 contre la SNCF qui « ferme des gares » dans sa région. Une conséquence des 33 000 heures de guichets en moins projetées par la même région dans la convention TER signée fin 2017. « Mais pas comme ça ! », semble dire à présent Christelle Morançais. 

 

L’affaire s’est accélérée mi-2018. En juin, la SNCF publie la liste des 33 villes concernées par « l’adaptation des services en gare ». 33 sur 45 gares et 24 points d’arrêtes dotés de distributeurs de billets régionaux. Elle explique pourquoi : moins 24% de fréquentation des guichets entre 2014 et 2017. Dans le même temps, l’offre TER reste mal connue. 

 

 

La SNCF veut donc d’aller davantage au-devant de ses clients. Une stratégie de productivité, d’ailleurs nationale, en vue de la mise en concurrence du TER. Celle-ci passe par des « gares mobiles », camionnettes aux couleurs de la SNCF qui circulent dans les territoires ruraux et peu denses. Également par une nouvelle application sur les smartphones baptisée Mobileo, grâce à laquelle des agents en gare peuvent aller jusqu’à imprimer des billets sur une imprimante portable.

 

Des « visio-guichets » vont aussi être installés dans les gares déjà dotées de bornes en libre-service. Le client peut y être mis en relation, par téléphone ou par image avec un téléconseiller. 120 cheminots des Pays de la Loire doivent s’adapter à ces nouveaux métiers. « 60 emplois vont disparaître », estime Aurélien Hamon le patron des Cheminots CGT à Nantes.

 

Mais ce sont surtout les maires qui sont, jusqu’ici, montés au créneau, à la Ferté-Bernard et à Arnage dans la Sarthe, à Challans et Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en Vendée, à Evron, en Mayenne, à Cholet dans le Maine-et-Loire. A plusieurs reprises, Roch Brancour, vice-président de la Région en charge des transports, a dû se fendre d’un communiqué pour rappeler qu’« aucune évolution de service ne peut se faire sans le maintien d’un service de proximité équivalent, en particulier dans les territoires ruraux ». 

 

Depuis l’été, il réclame donc de la SNCF qu’elle trouve des accords avec les communes sur des « solutions alternatives ». La SNCF répond par des exemples comme à Saint-Jamme-sur-Sarthe, dans la Sarthe, ou une enseigne alimentaire (SUPER U) vend désormais des billets.

 Mais un certain nombre de maires continuent plutôt d’avoir le sentiment d’être mis devant le fait accompli. « On leur demande de mettre la main à la poche pour livrer un service ferroviaire », observe de son côté Lucie Etonno, élue verte (donc dans l’opposition régionale) membre de la commission régionale des transports. 

 

Christelle Morançais, d’un coup de menton, espère donc faire revenir la SNCF à davantage de dialogue. Mais pas question pour elle de revenir sur les objectifs de sa convention TER. La SNCF y avait promis d’améliorer sa productivité de 20%.

 

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