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Londres : réduction de coûts grâce à l’open payment

L’open payment contribue à réduire les coûts opérationnels et augmenter les recettes commerciales des réseaux urbains. Cette solution digitale permet d’acheter et de valider son billet de bus, de tram ou de métro avec une carte bancaire sans contact. Explications de Meriem Echcherfi, responsable Business Development pour Mastercard France.

 

Londres est la première ville d’Europe à avoir instauré

en 2015 l’open payment dans ses transports en commun. Aujourd’hui, un million de voyages quotidiens sont payés

et validés avec une carte sans contact. « Grâce à cette solution de paiement, Transport for London, l’autorité organisatrice affirme avoir réduit les coûts opérationnels

de 14 % », explique Meriem Echcherfi, responsable Business Development pour Mastercard France.

 

En France, c’est en 2018 que les agglomérations de Dijon

et de Chartres ont développé l’open payment. Cette solution billettique digitale consiste à transformer la carte bancaire en billet de bus ou de tramway. L’intérêt : faciliter l’accès aux transports publics en dispensant les usagers

de se procurer un billet en amont de leur déplacement. 

 

Une opération souvent complexe - notamment pour la clientèle occasionnelle - puisqu’il faut trouver quel est

le bon billet, l’acheter dans une agence commerciale ou à un distributeur, voire disposer

de l’appoint lorsque la transaction s’effectue dans les bus. Autant d’étapes qui peuvent être rébarbatives, encourager la fraude ou le renoncement à utiliser les transports publics. 

 

Lutte contre la fraude

Selon Mastercard, l’open payment contribue à réduire les coûts opérationnels inhérents à la gestion de l’argent liquide, des titres papiers (alimentation des DAB, impression des titres…) ainsi qu’à la vente à bord. « Chaque ticket vendu dans un bus prend en moyenne 15 secondes. En cumul sur la journée, cela représente plusieurs minutes où le véhicule ne roule pas », rappelle Meriem Echcherfi. Conséquence : un ralentissement de la vitesse commerciale. 

 

Autre avantage : c’est un moyen de lutter contre la fraude. « Dans les villes qui ont opté pour le sans contact, les recettes ont augmenté jusqu’à 4 % » D’une part car il y a moins de personnes « contraintes » de frauder par manque de temps pour acheter un titre de transport, d’autre part car la facilité d’achat est plébiscitée par les voyageurs occasionnels.

 

100% des CB seront sans contact en 2020

« En 2020 en France, toutes les cartes bancaires seront sans contact. Or face aux enjeux de transition énergétique et de lutte contre la congestion automobile, l’open payment est un élément de modernisation des transports collectifs ». Cette offre servicielle a pour objectif d’inciter à l’usage des transports publics, donc au report modal.

 

En tant que réseau de traitement des paiements, « le rôle de Mastercard est d’assurer la bonne implémentation de la solution technique par les différents acteurs impliqués  par l’open payment ». Concrètement, cette société implantée dans 210 pays, est de connecter les titulaires de cartes bancaires aux commerçants, banques, entités publiques. Il garantit également une sécurité maximum et une fluidité des transactions. 

 

En 2012, l’industriel a lancé une solution universelle compatible avec tous les organismes bancaires, partout dans le monde. « Cette universalité est intéressante, car les Français peuvent accéder aux réseaux de transport en commun de Milan, Londres et Chicago avec leur carte bancaire ».

 

Retours sur investissement rapides

Dans le monde, Mastercard affirme travailler avec plus d’une centaine de villes qui souhaitent instaurer l’open payment dans leurs transports publics. En France, une dizaine d’agglomérations l’envisagent, dont certaines prévoient de franchir le pas en 2019. Des décisions généralement prises à l’occasion du renouvellement des contrats de gestion des réseaux urbains ou des systèmes billettiques.

 

« Les coûts d’investissement varient d’une agglomération à l’autre. Il faut compter plusieurs millions d’Euros pour une ville comme Paris et entre 200 000 et 500 000 € pour des collectivités de taille intermédiaire », indique  Meriem Echcherfi.  

 

« En sachant que le retour sur investissement est rapide. A Dijon, 80 % de l’objectif de validations en sans contact a été atteint en six mois au lieu d’un an. D’où la généralisation de l’open payment à l’ensemble du réseau plus tôt que prévu ».

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