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Ardèche, laboratoire de la révolte des gilets jaunes ?

On est parfois frappé par l’importance de la participation des Ardéchois au mouvement dit des gilets jaunes. Voici donc un département qui semble très fortement  mobilisé même s’il ne représente que 1% du territoire et 0,5% de la population nationale.

 

 

Serait-ce en raison d’un abandon déjà ancien des transports publics ? En effet, en dépit de relation autocars performantes avec les gares de Valence-Ville et de Valence-TGV et des  gares TER situées sur l’autre rive du Rhône, on se trouve en face d’un territoire oublié du rail et des transports structurants depuis des décennies.

 

Un engrenage d’abandon mis en œuvre il y a quatre-vingt ans avec la fermeture  « médiatisée» de la ligne menant à Privas*, premier chef-lieu de département sans gare, initiative saluée par le maire d’ alors.

 

Abandon suivi de celui des lignes capillaires du département, et finalement conclu en 1974 avec la disparition des trains de voyageurs sur la ligne ligne  Givors-Nîmes dite de « Rive Droite du Rhône », et ce alors qu’au fil du temps la multiplication des attractions urbaines « tiraillait » en tous sens le territoire départemental.

 

Ce département apparaît donc aujourd’hui attiré vers Lyon, au nord, vers Avignon et  Nîmes, au sud, tandis que se renforcent les aires urbaines de la Rive Droite du Rhône, mieux desservies. 

 

Autant d’attirances impliquant des déplacements qui ne pouvaient être assurés qu’en voiture. Ce qui en quelque sorte nous ramène aux  racines du problème…

 

* Ligne qui partait du Pouzin, ville dont le rond-point routier est au cœur de la mobilisation des gilets jaunes ardèchois !...

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