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La grève des conducteurs s’étend en Pays de la Loire

14/11/2018

Deux mois après son début à Nantes, dans le groupe Fast, le conflit des conducteurs de cars vient de prendre de l’ampleur en se traduisant par deux jours de grève plutôt bien suivis, les 12 et 13 novembre dans la plupart des sociétés d’autocars et dans toute la région des Pays de la Loire. 

 

« Hier, à l’échelle des Pays de la Loire, entre 35 et 92% de grévistes, selon les entreprises, 70% en moyenne, estimons-nous, même si toutes ne nous communiquent pas leurs chiffres », affirmait Kamel Sahraoui, secrétaire-adjoint de la CFDT interurbain des Pays de la Loire, dans la manifestation organisée mardi 13 au matin devant le siège de la FNTV régionale à Nantes. 

 

Celle-ci a réuni 200 personnes environ, ralentissant au passage la circulation et distribuant des tracts dans leurs chasubles jaune fluo ou orange sur le grand axe Angers-Nantes menant au cœur de l’agglomération. 

Une sorte de répétition du rassemblement tenu la veille devant l’hôtel de Région, regroupant là-aussi des salariés des filiales de Keolis, de Transdev, de Fast ou de groupes plus petits comme Nombalais (Autocars Lefort) à Cholet, de la Roche-sur-Yon, d’Angers, etc.

 

Alors qu’à la mi-septembre, sous l’impulsion de la CGT, le conflit avait mis l’accent sur la dégradation des conditions de travail et de sécurité par manque d’effectifs (voir Mobilités Magazine du mois de novembre), ces derniers jours, s’impose le thème de la grande précarisation sociale des conducteurs. 

 

« Métier en danger », indiquait mardi une banderole sous les fenêtres de la FNTV. « Il y a dix ans, nous étions à 60% à temps plein, raconte Didier Courtois, délégué syndical CFDT chez Sovetours à la Roche-sur-Yon en Vendée. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Nous sommes des temps partiels à 70%. Quand un conducteur s’en va en retraite, son service est divisé en deux et remplacé par un jeune à temps partiel ».

 

Le mouvement est emmené par une intersyndicale CGT-CFDT-Force Ouvrière, qui a adressé une « proposition commune » à la FNTV régionale. Pendant toute la journée de lundi, des rencontres ont eu lieu entre syndicats et représentants de la FNTV d’un côté (Pascal Fontaine, président régional) et de la Région des Pays de la Loire de l’autre (Roch Brancour, vice-président en charge des transports). 

 

Pour sortir de l’impasse, une table-ronde pourrait voir le jour en janvier ou février réunissant les sociétés de transports, les syndicats, les représentants des usagers et la Région. « Pour préparer au mieux les appels d’offres que la Région lancera en 2019, en vue notamment de la rentrée 2019, alors que, pour le moment, elle n’a fait que reprendre les contrats signés par les départements », indique Roch Brancour.

 

A propos du conflit en cours, celui-ci rappelle simplement : « Nous ne sommes pas les employeurs des personnels de transports. Nous n’avons pas la possibilité de négocier le salaire horaire des conducteurs. Les salaires sont du ressort des entreprises et de la convention collective nationale des transports routiers ».

 

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