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Région AURA : les transports régionaux sous haute surveillance

Les 123 gares d’Auvergne Rhône-Alpes et la totalité des rames de TER seront placées sous vidéo surveillance en 2022. Ces caméras seront supervisées par le Centre régional de sécurité des transports, aménagé à Lyon au cœur de la gare Part Dieu et inauguré le 15 octobre 2018. 

 

« Nous voulons créer un bouclier de sécurité afin d’enrayer l’augmentation de l’insécurité dans les trains et les gares », a déclaré Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne Rhône-Alpes, lors de l’inauguration du Centre régional de sécurité des transports (CRST).  

 

Installé au cœur de la gare Part Dieu de Lyon, cette « tour de contrôle » donne la possibilité aux agents de la sûreté ferroviaire de voir en direct les images prises par les caméras implantées dans les gares et leurs abords. A termes, il permettra de faire la liaison avec celles embarquées à bord des TER. 

 

2 M€ d’investissement

Les images sont retransmises en temps réel sur 24 écrans haute définition. Cette vigilance est assurée par 13 agents de la SNCF de 6h45 à 22h15, sept jours sur sept. Leur mission : détecter les incivilités et délits au travers de vidéo-patrouilles.

 

Une salle de traitement des images a été prévue pour répondre aux réquisitions judiciaires. « Celui qui commettra une infraction ne restera pas impuni », a affirmé Laurent Wauquiez, réaffirmant sa volonté d’atteindre « une tolérance zéro dans les trains et les gares. Nous voulons protéger et reconquérir le terrain perdu ». 

 

Par ailleurs, un Datacenter (en cours de création) stockera les images pendant 30 jours, contre 3 actuellement. Le CRST de Lyon concentrera un tiers des données nationales de la SNCF. Cet équipement représente un investissement de 2 M€, financé par la Région et piloté par SNCF Gares&Connexions. « Ce centre est le plus moderne de France », s’est félicité Laurent Wauquiez.

 

1900 caméras dans les gares

Le CRST lyonnais s’inscrit plus largement dans le plan de sécurisation des gares et des trains, défini par la Région et assorti d’un budget de 85 M€ jusqu’en 2021. « En 2018, nous avons déjà investi 40M€ », a rappelé le président régional. Ainsi, 1900 caméras seront déployées dans les gares d’ici 2022. Actuellement, un quart d’entre elles sont équipées. Il est également prévu de développer la vidéo-protection dans toutes les rames de TER.

   

 

Autre mesure : le doublement des agents affectés à la sûreté ferroviaire dont les effectifs sont passés de 80 à 160. Ainsi 34 patrouilles assurent une présence dans les gares et les trains de 16h jusqu’à minuit.  

 

Premiers effets visibles

Pour Stéphane Volant, secrétaire général de la SNCF, « c’est un investissement sans précédent, du jamaisvuen22 ans de carrière à la SNCF. Il va permettre de réduire la fraude, les incivilités et la délinquance quotidienne », assure-t-il. En Auvergne Rhône-Alpes, la SNCF s’appuie pour cela sur 250 agents de la SUGE (surveillance générale), six équipes cynophiles et un autogire qui a survolé 20 000 km de lignes.

 

« Ces moyens ont déjà porté leurs fruits », indique Stéphane Volant. Selon l’opérateur ferroviaire, le nombre de procès verbaux a augmenté de 84%. Les interpellations ont pour leur part progressé de 20%. Les agents du CRST ont dressé 49 vidéo-verbalisations. Par ailleurs, la mise en service du CRST le 20 septembre 2018 et le renforcement des effectifs de sûreté ferroviaire ont fortement limité les retards des trains à cause de bagages abandonnés. Désormais, les agents peuvent rapidement détecter et lever le doute en faisant appel au replay vidéo et à l’odorat des chiens spécialisés.

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17/11/2019

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