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Métro de Lille : baisse de la fraude dans les stations

Six mois après l’installation de portillons d’accès dans la station de métro de Lille Europe, les validations ont progressé de 15% et les ventes de titres de transport de plus de 20%. D’ici 2020, les soixante stations du métro lillois seront sous contrôle d’accès. Objectif : réduire le taux de fraude.

 

A Lille, prendre le métro sans payer sera beaucoup plus difficile en 2020. En effet, depuis novembre 2017, la Métropole européenne de Lille (MEL) et Keolis Lille, son opérateur de transport public, déploient un dispositif technique pour contrôler l’accès à ce mode. Concrètement, il s’agit d’installer des lignes de péage aux entrées des stations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lille Europe a été la première station à être équipée de portillons le 30 novembre 2017. « En six mois, nous avons constaté une progression de 15% des validations et une hausse de 20% des ventes de titres de transport », indique Gilles Fargier, directeur général de Keolis Lille. 

 

En 2018, trois autres stations ont été équipées. Les deux premières à Tourcoing-centre et Eurotéléport à Roubaix le 13 juillet avec comme impact une hausse des validations de 23%, tandis que les ventes de titres ont doublé. Le 23 août 2018, c’était au tour de la station République/Beaux-arts. Située au cœur de Lille, celle-ci voit passer 20 000 voyageurs par jour. 

 

Cap sur un taux de fraude de 5%

 

D’ici la fin de l’année, trois autres stations seront dotées de portillons : Porte de Douai, Gare Lille Flandres et Porte des Poste. « Nous contrôlerons alors l’accès de 180 000 personnes, soit entre 35 et 40% du trafic global du métro ». 

 

Au regard des conséquences financières liées à la fraude (un point de fraude représente un manque à gagner de 800 000€), la MEL a décidé d’équiper l’ensemble des 60 stations que comptent les deux lignes du métro d’ici 2020. Un investissement chiffré à environ 60 M€.

 

En échange, Keolis Lille s’est engagé contractuellement dans le cadre du nouveau contrat de concession de service public (effectif depuis le 1er juillet 2018) à réduire le taux de fraude de 13 à 5% d’ici 2025.

 

Obligation de contrôle

 

 « Cela peut paraître ambitieux, mais il faut décrypter ce chiffre », note Gilles Fargier, « car plusieurs paramètres vont nous permettre d’atteindre cet objectif ». A Lille, le métro pèse plus de 60% du trafic du réseau Transpole. Par ailleurs, ce chiffre atteint 80% en y associant le tramway et les lignes de bus interconnectées sur les pôles d’échanges.« Ce qui veut dire que lorsque toutes les stations de métro seront équipées de portillons, 80% de la clientèle sera mise sous contrôle d’accès ». 

 

A cela s’ajoutera la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie de contrôle déployée par Transpole. 

En effet dans le cadre de son nouveau contrat, l’opérateur de transport s’est vu imposer par la MEL un taux de contrôle particulièrement élevé : 2,5% en préventif et 3,7% en répressif. « Ce qui veut dire que nous aurons un taux de contrôle de 6,2%, là où la moyenne nationale est autour de 3% ».  

 

En sachant que ce taux devra s’appliquer sur chacun des modes en exploitation : métro, tram, bus urbains et suburbains. En 2017, la fréquentation globale du réseau lillois s’est élevée à 187 millions de voyages. Keolis Lille prévoit de porter ce trafic à 223,7 millions de voyages en 2025. 

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