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L’ARAFER analyse la réussite des « Cars Macron »

Dans son Rapport d’activité 2017publié le 6 juillet dernier, l’Autorité de Régulation des Activités ferroviaire Et Routières (ARAFER) consacre un chapitre à la « régulation du marché libéralisé du transport par autocar ». 

 

Un marché qui, selon l’expression de Bernard Roman, président de l’ARAFER, « confirme la réussite de cette libéralisation [puisqu’] avec 7,1 millions de voyageurs transportés sur l’année (soit près de 20 000 passagers par jour et 2,2 Mds de v.km), la fréquentation enregistrée en 2017 sur ce marché du transport routier librement organisé est en hausse de 14,5 % par rapport à l’année passée ».

 

En raison notamment d’une desserte territoriale de plus en plus maillée, puisque 303 villes françaises ont été desservies (+ 28%) avec 1666 liaisons (+ 34%). Soit, en moyenne, 707 départs quotidiens (+ 6%). Selon un marché qui se partage essentiellement entre Ouibus (48%), Flixbus (34%) et Eurolines/Isylines (14%). 

 

Des opérateurs dominants qui bénéficient d’un meilleur taux de remplissage (50%) de leurs véhicules, et qui emploient 2343 personnes (en équivalent temps plein), dont 260 ont été créés en 2017. 

 

Des opérateurs qui améliorent aussi leur rentabilité (50% de couverture Recettes/Dépenses contre 33% en 2016) et qui ont réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 105,4 M€, en croissance de 26%.

 

L’ARAFER note l’existence d’une demande plus forte les week-ends qu’en semaine mais aussi une évolution de la structure géographique des marchés. Si, en 2015, plus des deux-tiers des voyages par autocar concernaient des trajets en provenance ou en direction de Paris, « en 2017 ces trajets radiaux ne représentaient plus que la moitié de la fréquentation ». 

 

Une réponse à la médiocrité, voire à l’abandon de l’offre ferroviaire transversale sur lignes classiques par la SNCF. Au profit des TGV« inter-secteurs » qui transitent par l’Île-de-France…

 

Toutefois, l’ARAFER constate plus globalement l’importance des trafics « induits » par la nouvelle offre. En notant que « 17% des voyageurs par autocars ne se seraient pas déplacés si l’autocar ne leur avait pas été proposé comme moyen de transport » (44% auraient pris le train et 39 % la voiture).

 

 

 

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