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Pays de la Loire : régionalisation des transports en douceur

04/07/2018

Sur les sujets sensibles pour les transporteurs locaux, énergie, évolution des contrats, relations avec les communautés de communes, la Région des Pays de la Loire avance avec une prudence de chat. Encore vérifiée à la journée professionnelle de la FNTV.

 

« L’harmonisation des tarifs scolaires n’aura pas lieu avant la rentrée 2019. Peut-être plus tard. Parce qu’arrivent ensuite les élections ! ». Sur ce sujet, comme sur tous ceux qui touchent aux transports scolaire et interurbain, Roch Brancour, le président de la commission transport donne l’image d’une Région Pays de la Loire qui, contrairement à d’autres, se hâte lentement. 

 

Au risque de paraître parfois trop en retrait. C’est le sentiment donné le 27 juin, à la Journée professionnelle de la FNTV Pays de la Loire.

 

Vers deux modes de convention des transports

 

A propos de l’harmonisation des tarifs scolaires, sujet « financier et politique très fort », compte tenu des disparités entre départements, l’objectif de « décisions justes et équilibrées » conduit la région à, au préalable, « objectiver les masses financières présentes » et « prendre son temps » pour consulter tout le monde. 

 

Sur l’organisation même des transports, Roch Brancour s’avoue « tiraillé » sur le maintien ou pas des autorités organisatrices de rang 2. Même si « les choses se passent plutôt mieux là où elles n’existent pas ». Mais le transport est une compétence ancienne des départements, réceptacles de « stratifications historiques », à mesurer.

 

Les premières renégociations de marchés ont lieu pour la rentrée 2019. La Région va « aller vers un mode de convention identique ». Une certitude, la nécessaire « proximité avec les PME » exclura d’évoluer vers des « lots de trop grande taille à 15 M€ ». Toutefois, l’enjeu est de « simplifier pour optimiser les finances publiques ». Les premiers marchés interurbains ne seront rediscutés qu’en 2020. 

 

Là aussi, il y aura simplification du mode de convention.

 

 

Exit la carte régionale !

 

Auparavant, la Région se donne un schéma de toutes les mobilités. Une étude est lancée ce mois-ci. « Nous ne sommes pas une région parsemée de modes de transports qui se concurrencent sur les mêmes parcours mais nous entrons dans le monde du réseau régional unique : tarification, communication (numéros de ligne, marque unique) cohérentes. Nous allons balayer tous ces sujets-là. Dont celui de la billettique qui suppose de lourds investissements. Notre ambition, pour le moment va se limiter à lancer une quatrième version de notre calculateur d’itinéraire régional en transport public Destineo avec achat des titres de transport de chaque autorité organisatrice. Mais l’on voit bien qu’il est trop compliqué d’offrir la possibilité d’acheter du transport de bout en bout, autrement dit l’intégration tarifaire, comme cela devra exister à pour augmenter l’attractivité du transport public », explique Roch Brancour. 

 

Exit donc, la carte de transport régionale promise à l’époque par Bruno Retailleau, l’ex-président de la Région.

 

 

La Région devra cadrer !

 

Même prudence sur la transition énergétique. La Région ne veut « flécher » aucune énergie particulière vers tel ou tel mode de transport au motif que « certains territoires ont fait des investissements particuliers ». 

 

Ce qui laisse le loisir à la FNTV de publier un rapport sur l’énergie, le 10 juillet prochain : beaucoup de chiffres-repères pour illustrer l’incidence sur les transporteurs de l’implantation des stations, de gaz ou électrique, du changement d’énergie dans les parcs, tout ce qui peut alourdir la facture des transports.

 

Autre risque, celui de l’explosion du nombre d’autorités organisatrices, les communautés d’agglomérations se saisissant de la compétence transport. « Le morcellement du territoire pourrait encore s’amplifier encore avec la future LOM. Pour les entreprises l’adaptation aux différentes politiques des autorités organisatrices devient compliquée notamment concernant le type des véhicules la billettique, la livrée »,  s’inquiète Pascal Fontaine, président de la FNTV Pays de la Loire. 

 

Frédéric Audouard, d’ Audouard Voyages, donne l’exemple de la ligne Cholet Saumur changeant trois fois de numérotation, possédant trois systèmes de billettique et suivant trois règlements intérieurs différents. Réponse de Roch Brancour : « Il faudra que les Régions arrivent à cadrer les choses. Que nous jouions notre rôle de chef de file. Cela dit, nous n’avons pas encore de doctrine très claire sur le choix de l’autorité qui doit organiser le transport quand une ligne est à 80% dans le territoire d’une agglo. Dans tous les cas, il ne faut rien lâcher pour faciliter la vie de l’usager parce que les nouvelles générations d’usagers n’acceptent acceptent pas de se la compliquer la vie. Parce que ne nous y trompons pas : l’enjeu, c’est de gagner des clients, faire absorber l’augmentation des mobilités par le transport public». Les objectifs, eux au moins, sont clairs.

 

Une assemblée de transporteurs préoccupée par la transition énergétique et l’«explosion » du nombre d’autorités organisatrices des mobilités. Eventuellement accrue encore par la future loi LOM 

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