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Privatisation : signal rouge en Grande-Bretagne

L’expression « essuyer les plâtres » est toujours d’actualité. Belle illustration, la Grande-Bretagne, pionnier de la libéralisation ferroviaire il y a vingt-quatre ans, qui n’en finit pas de se heurter aux limites de la démarche.

Dernier épisode, la reprise par l’État de la franchise qui associe les groupes Stage Coach (autocars interurbains) et Virgin Rail. Cette franchise concerne l’une des deux grandes lignes structurantes du réseau reliant Londres et l’Écosse, l’East Coast Main Line (Londres King’s Cross- Peterborough- York-Edimbourg), qui est desservie à 200 km/h avec des rames Pendolino Alstom. 

 

La franchise, qui court sur les années 2015-2023, est assortie d’un versement global de 3,8 Mds€ à l’État, fondé sur la progression estimée du trafic. Elle s’est avérée insuffisante pour tenir les engagements. Aussi, l’État exploitera la ligne avant de lancer un nouvel appel d’offres en 2020.

 

La privatisation hâtive du réseau avait abouti à deux catastrophes meurtrières successives, en 1999 et 2000. Les entreprises qui avaient pris possession des infrastructures à bout de souffle de l’ancien exploitant historique d’État British Rail, n’avaient pas investi dans leur remise à niveau, obsédées qu’elles étaient par la véritable machine à cash des péages. 

 

L’État avait renationalisé le réseau en 2002 et créé Network Rail, qui a lancé un gigantesque plan de modernisation de 39 Mds€ de 2003 à 2009.

 

 

 

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