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Electrification Athènes-Salonique, entre feuilleton et scandale européen

C’est comme une série télé qui dure depuis vingt saisons. L’axe Athènes-Salonique, colonne vertébrale du réseau ferré grec, fait partie de l’armature des grands corridors transeuropéens adoptée en 1994, confirmée en 1997 et affinée en 2013. Il est aussi intégrée dans une liste de neuf grands corridors prioritaires, avec deux prolongements, au nord,  vers les réseaux bulgare et macédonien.

 

Aussi, sa modernisation, son doublement et son électrification ont-ils été décidées il y a déjà un quart de siècle. Pourtant, elles ne sont toujours pas terminées. Si les deux liaisons vers le nord ont été modernisées, celle vers la Bulgarie faisant d’ailleurs l’objet d’un curieux projet de mise à 200 km/h adoubée par l’Union européenne, il reste encore à traiter plus de 121 kilomètres,  près du quart du trajet. Avec une section tortueuse à voie unique et non électrifiée située au cœur de l’itinéraire.

 

Et ce chantier piétine, alors qu’en deux décennies, la ligne a bénéficié de plus de trois milliards d’euros d’investissements, pour l’essentiel issus de fonds structurels européens,  l’équivalent de la construction d’une ligne à grande vitesse de bout en bout.

 

Malgré ces sommes colossales, il faut toujours aujourd’hui au mieux 5 h 23 pour parcourir 510 km, à la moyenne de 94,7 km/h !

 

Un scandale qui pourrait s’ajouter à celui de la privatisation des Chemins de fer grecs (OSE). En faillite, ils sont acquis en 2017 par FS-Spa, le groupe ferroviaire national italien pour seulement… 45 M€ !

 

 

 

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