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SNCF : les cadres se rebiffent ?

C’est plus qu’un fossé, c’est un véritable précipice qui s’est ouvert entre Élisabeth Borne et les cadres supérieurs de la SNCF. Le 5 avril dernier, dans une lettre à la ministre des Transports, le SNCS, qui réunit les cadres supérieurs de l’entreprise, dénonce le blocage lié à la réforme ferroviaire.

 

Initiative inédite, puisqu’en comparaison des groupes privés et même des grandes entreprises publiques,  ces cadres supérieurs sont aussi peu nombreux (moins de 1% des effectifs) que discrets.

 

Les signataires de la lettre estiment que la ministre « a fait le choix avec le Président de la République et le Premier ministre de livrer à la vindicte populaire les cheminots », en rappelant les récent « dysfonctionnements de la SNCF ». « Un petit jeu pernicieux » qui a fait naître dans la presse « des caricatures grossières (sur) les cheminots rentiers du rail, le statut en or (et son surcoût), etc. » Pourtant, « les cheminots comme tous les travailleurs de ce pays ne méritent pas cette mise au pilori », poursuivent-ils.

 

Ils dénoncent aussi un « chantage » concernant la dette de la SNCF : « ce n’est pas honnête (car rien n’a été engagé pour résoudre) ce problème primordial et récurrent depuis 1938 quand la SNCF a repris la concession d’entreprises privées endettées ».

 

Ils estiment même que « tous les cheminots sont meurtris et se sentent humiliés par la mise en cause d leur conscience professionnelle », et laissent entendre que « certains cadres supérieurs seraient prêts à se joindre au mouvement ».

 

La lettre se conclut par une série de questions mettant notamment en cause le fait que le rail est « la seule infrastructure lourde à ne pas être placée dans le périmètre de l’État, contrairement (…) à ce qui se fait [par exemple] en Allemagne ». La lettre dénonce des « projets TGV discutables (réalisés) en se servant de la SNCF comme banquier (et) en laissant l’infrastructure se dégrader ». 

 

Ils évoquent enfin tour à tour : le défaut de couverture du service public, les acquisitions imposées de matériels, les concessions LGV sur base de trafic surestimé, le manquement aux contributions de l’État , et le manque de négociations sociales préalables à la réforme… 

 

 

 

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