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Didier Ramoudt, président de Busworld international

 

 

MM : Qu'est-ce qui a amené Busworld à déménager d'Istanbul pour Izmir ?

DR : Il y a deux ans, lors de la dernière édition de Busworld à Istanbul, la promesse avait été faite d'un nouveau parc des expostitions. Huit mois plus tard, on nous annonce que celui-ci ne sera pas prêt et que nous devions subir une hausse des tarifs de 35%. Cela alors que nous manquions d'espace. On a alors commencé à chercher une autre solution. Je savais qu'il y avait un nouveau parc des expositions à Izmir. 

 

MM : Quelles furent les réactions des exposants ?

DR : Ces derniers n'ont pas eu de réactions négatives. En même temps, il y avait des problèmes de sécurité à Istanbul. Izmir est une destination touristique qui correspond bien à l'image de l'autocar. En outre, on y a senti une municipalité très motivée et à l'écoute. Mieke Glorieux est venue et a validé le choix. Mais il y a toujours une prise de risque. D'ailleurs nous sommes contents du nombre d'exposants et j'ai le sentiment, à l'issue de cette première journée que nos clients sont également satisfaits. 

 

MM : Le choix d'Izmir est-il pérenne ?

DR : Je ne peux y répondre aujourd'hui. Ce qui est sûr, c'est que nous travaillons avec notre partenaire turc depuis sept éditions, on partage tout, les bénéfices comme les risques.

 

MM : En visitant le salon, on y sent une forte présence d'équipementiers. Est-ce le reflet d'un salon qui se tient dans un pays « de construction » et non « de consommation » ?

DR : Nous devons freiner cette tendance à la surreprésentation des équipementiers. On ne doit pas devenir un salon hyperspécialisé mais demeurer représentatif du secteur, et de tous ses acteurs. 

 

MM : Cette édition 2018 est marquée également par une présence quasi-exclusive de constructeurs d'autobus. A quoi cela tient-il ?

DR : Ce phénomène s'observe partout, que ce soit pour Busworld Europe ou Busworld Russia. Aujourd'hui, l'autobus tire l'innovation, notamment pour des questions de politiques environnementales. Et cela se traduit sur l'exposition. 

 

MM : Parmi les constructeurs, on note des attitudes très contrastées, allant du forfait de MAN, Mercedes-Benz à la sur-représentation de marques comme BMC, Isuzu Anadolu ou Otokar. Comment l'expliquer ?

DR : C'est une question de stratégie des constructeurs. Mais face au forfaits mentionnés, je vais refaire le tour des absents en Turquie. Il y a peut-être des raisons politiques que je ne connais pas. Je pense, à-contrario, que la forte présence de Temsa à Courtrai en 2017 tient à l'insistance de Dietrich Carebus Group. Il y a eu ces derniers mois beaucoup de changements à la direction de Temsa.

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