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La Nouvelle Aquitaine créé un syndicat mixte intermodal

La région Nouvelle Aquitaine a décidé de créer un syndicat mixte intermodal dédié à la coordination des offres de transport de 27 autorités organisatrices de la mobilité. Ce syndicat mixte mettra en service un système d’information multimodal en septembre 2018.

 

C’est le 4 juin 2018 que sera porté sur les font baptismaux le SMINA, le Syndicat mixte intermodal de la Nouvelle Aquitaine. Cette collectivité, en tant que chef de file de l’intermodalité, a délibéré en ce sens le 26 mars dernier. Le SMINA regroupe aujourd’hui 27 autorités organisatrices de la mobilité. Ce qui constitue le plus grand syndicat mixte de France de ce type par son étendue géographique (84 036 km²) et le nombre de réseaux de transport concernés.

 

A titre de comparaison, dans les Hauts-de-France le SMIRT regroupe 14 autorités organisatrices, tandis qu’Atoumod en Normandie en compte 13. Au travers du SMINA, l’objectif de la Nouvelle Aquitaine est de créer les conditions favorables pour réduire l’utilisation de la voiture « solo » au profit des transports collectifs, des modes actifs (marche à pieds, vélos…) et partagés (covoiturage, autopartage, autostop organisé).

 

« Cela nécessite une coordination des offres. Au sein du syndicat mixte, les autorités organisatrices de la mobilité vont apprendre à se connaître et à travailler ensemble », indique Renaud Lagrave, vice-président en charge des transports et de la mobilité au sein de la Région. Pour être au plus près des territoires, cinq comités de bassin devraient être créés dans l’objectif de mettre en œuvre les projets d’envergure locale.

 

 

Etude prospective

 

La première action concrète du SMINA devrait se traduire par le lancement en septembre 2018, d’un système d’information multimodal (SIM). « Celui-ci regroupera toutes les offres de mobilité et nous y intègrerons à termes celles liées au covoiturage ». Cet outil disposera de fonctionnalités pour calculer les itinéraires, prendre connaissance de l’état du trafic, des horaires et des tarifs. Il sera aussi possible d’accéder à d’informations telles que le taux d’occupation des parcs-relais et la disponibilité des vélos en libre-service.

 

Autre mission confiée au syndicat : la mise en place des tarifications coordonnées permettant la délivrance de titres de transport uniques ou unifiés. Ce qui sous-entend l’installation dans les réseaux de transport publics de systèmes billettiques interopérables. En clair, qui dialoguent entre eux. « Nous n’allons pas développer une billettique commune du jour au lendemain », reconnaît le vice-président. « Néanmoins nous avons d’ores et déjà sollicité des subventions européennes qui, si nous les obtenons, permettront d’atténuer un peu les coûts d’investissement et de mutualiser les systèmes à l’échelle de la Région ».

 

En attendant, cette collectivité souhaite lancer « le plus rapidement possible » une étude prospective sur la mobilité en Nouvelle Aquitaine. « Il faut se projeter à 10 voire 20 ans afin de déterminer quels seront les investissements à réaliser, mais aussi ce que nous voulons en termes de mobilité, d’amélioration de l’offre, de qualité de service et d’intermodalité. Le sens de l’histoire est d’avoir une organisation et des technologies qui connectent tous les moyens de déplacement ». Ce projet pourrait être confié au SMINA.

 

 

Représentativité

 

Cette instance disposera d’un budget de fonctionnement de 1,7 M€ en année pleine, provenant des cotisations de ses membres. Son statut, issu de la loi Solidarité renouvellement urbain (SRU) lui donne la possibilité d’instaurer un versement transport additionnel (VTA). Cette taxe peut être prélevée auprès des entreprises situées dans le périmètre du syndicat mixte, sans nécessairement être dans celui d’une autorité organisatrice.

 

En matière de représentativité, le comité syndical sera constitué de 46 délégués représentant plus

d’une centaine de voix. « La Nouvelle Aquitaine aura six délégués, alors qu’elle apporte la moitié du budget ».

 

Une décision visant à rassurer les autorités organisatrices sur la « non hégémonie » de la Région. « Nous aurions très pu récupérer les compétences transport des Départements et travailler dans notre coin.

 

Renaud Lagrave souhaite également y associer l’Etat en tant qu’autorité organisatrice. « Nous allons proposer de renforcer certaines coopérations pour éviter plusieurs difficultés que nous avons rencontrés ces dernières années ». Référence aux changements des horaires des Intercités. « L’Etat a pris ces décisions sans consulter préalablement les autorités organisatrices locales ».

 

Renaud Lagrave   © Alban Gilbert - RégionNouvelle-Aquitaine

 

 

 

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