TG Press9 rue du Gué - 92500 - Rueil-Malmaison

 

contacts

Pierre Cossard, éditeur

Laurence Fournet, directrice commerciale

Dernières actualités …

Grève SNCF : un premier round d'observation ?

Deux premières journées de grève des cheminots et de premiers chiffres, contradictoires, mais qui, à quelque pourcentage près, montrent que le mouvement semble très suivi, principalement chez les « roulants », les conducteurs en tête.

 

Dans cette sorte de guerre d’usure, les positions sont d’emblée figées. D’abord celle du gouvernement qui, pourtant, se place dans le cadre d’une stratégie politique  d’accélération de réformes, toutes lancées tour-à-tour !

 

L’attitude des syndicats de cheminots semble également statique. En dépit des différences entre Sud Rail, qui préfèrerait un mouvement massif et illimité, et les autres syndicats attachés à la tactique de grève choisie. Une tactique qui permet de « renouveler » les agents grévistes afin de limiter leurs pertes de salaires.

 

Ce système inédit déroute aussi bien le gouvernement que la direction de la SNCF qui, voulant « bien faire » en fonction des objectifs assignés par l’exécutif, adopte une tactique globalisante de retenues sur salaires. Au risque d’amalgamer grévistes et non-grévistes d’un moment…

 

Les retombées politiques de la situation sont toutes aussi inédites. La gauche reste marquée par son éparpillement, tandis que la droite se trouve tétanisée. Sur le fond, elle approuve en effet une réforme qu’elle n’a pas pu ou su initier quand elle était au pouvoir. Aujourd’hui, « réduite aux utilités », elle rappelle ses principes. Au risque de se retrouver « à côté de la plaque ».

 

L’attachement aux lignes régionales au nom de la défense de la ruralité est par exemple fortement réductrice, quand on sait que les deux-tiers des trafics TER concernent des flux périurbains. Et la montée au créneau de Valérie Pécresse pour exiger l’application du « service minimum » institué par Nicolas Sarkozy tombe tout autant à plat. Ce dernier se résume, faute de recourir à la « bombe sociale » qu’aurait été la réquisition des cheminots, se résume à une meilleure information des voyageurs facilitée par l’instauration du préavis de grève de 48 heures.

 

Une procédure inefficace avec cette « grève perlée », voire « cadencée ». Une notion que, diraient les mauvaises langues, la SNCF n’a d’ailleurs jamais su intégrer dans son offre de transport…

 

 

 

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
Partager sur Linkedin
J'aime !
Please reload

Please reload