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Lyon-Turin : le comité pour " la Transalpine " mobilise

Alors que sera présenté en conseil des ministres, le 16 mai prochain, le projet de Loi d’Orientation des Mobilités, le Comité pour la Transalpine, défenseur du projet du Lyon-Turin, conteste les préconisations du rapport Duron et rappelle l’intérêt d’un projet cohérent.

 

Si la partie transfrontalière du dossier, le tunnel proprement dit entre France et Italie, n’est plus vraiment contestée  (il n’entre pas dans le champ d’application du Comité d’Orientation des Infrastructures), ce sont les préconisations de celui-ci vis-à-vis des voies d’accès à l’ouvrage, côté français, qui ont été repoussées au-delà de 2038. « C’est-à-dire, avec une livraison autour de 2050, soit 20 ans après la livraison du tunnel de base ! », calcule Stéphane Guggino, délégué général du Comité pour la Transalpine.

 

Insupportable pour ménager la performance d’un ouvrage destiné à remettre la France au niveau des autres pays (Suisse et Autriche) qui ont déjà réalisé de tels tunnels (Gothard), ou qui vont être plus rapide (Brenner) dans le report modal de la route vers le rail : « 5 millions de passagers par an et passer la barre des 40 % du trafic fret demain via le rail, contre 8% aujourd’hui, alors qu’entre Suisse et Italie, le rail accapare 70% du trafic global », envisage Stéphane Guggino.

 

 

Tordre le cou aux « fake news »

 

Sachant bien que l’argent est le tendon d’Achille du projet, Stéphane Guggino souhaite remettre les pendules à l’heure, concernant le montant des investissements. « Le tunnel transfrontalier, c’est 8,6 milliards d’euros, dont 40% financé par l’Union Européenne, 35% par l’Italie et 25% pour la France. Les voies d’accès côté italiens, c’est 2 milliards d’euros, supportés par l’Italie. Les investissements concernant les voies d’accès, côté français depuis Lyon, ont été calculés à 7,7 milliards d’euros, dont 20% attendus de l’Union Européenne. Ainsi pour la France, le niveau du coût total est de 8,4 milliards d’euros ».

 

Un chiffre qui est en contradiction avec celui livré par le rapport de la cour des Comptes, évoquant une facture de 26 milliards d’euros. « C’est un chiffre qui cumule tous les aménagements sur une période de cinquante ans, et qui est repris systématiquement par les opposants au projet », explique Stéphane Guggino.

 

 

Concessions pour respecter les engagements de la France

 

Alors que le chantier du tunnel transfrontalier avance au rythme de 15 mètres par jour, la Transalpine préconise un phasage du chantier côté français, pour réduire le coût de 7,7 milliards jusqu’à 50%  : « les tunnels de Belledone et du Glandon peuvent patienter, sans remettre en cause sensiblement la performance de l’ouvrage », avance Stéphane Guggino qui positionne le Lyon-Turin dans le contexte du corridor ferroviaire sud européen, et mondial, avec les perspectives de la nouvelle route ferroviaire de la Soie évoquée par la Chine.

 

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