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Pour le TGV du futur, l'État passe au-dessus de l'entreprise SNCF…

Le 23 mars dernier, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a officiellement annoncé la commande d’ici juin 2018 de 100 rames TGV dites TGV du futur. C’est le nouveau développement de la gamme des trains à très grande vitesse que la SNCF et Alstom préparent depuis deux ans dans le cadre d’un groupe de travail commun d’innovation.

 

Il visait à la réalisation de rames à la fois moins coûteuses en termes de fabrication (- 20%), peu gourmandes énergétiquement (-20%), et dont les frais de maintenance seraient également réduits (- 30%).

 

La commande permet une meilleure compétitivité au groupe face à la concurrence internationale, et elle assure une bonne charge de travail aux sites de Belfort (motrices) et d’Aytré-La Rochelle (voitures). Le calendrier industriel présenté est particulièrement accéléré, puisqu’il mise sur une mise en service commerciale des premières rames d’ici 2023.

 

S’il s’agit d’une bonne nouvelle pour Alstom, puisque le montant de la commande atteindrait 2,5 Mds€, c’est plutôt le déroulement de la démarche qui pose problème. Puisque, finalement, c’est l’État, actionnaire de l’entreprise SNCF, qui fait la commande, et ce à la place d’une entreprise dont le Conseil d’administration ne doit entériner la commande que d’ici quelques semaines !

 

Une situation qui n’est pas vraiment inédite dans la tradition dirigiste française. D’autant que l’annonce de Bruno Le Maire a eu lieu à l’occasion d’un point presse du Comité de suivi de la fusion Alstom-Siemens, une opération particulièrement délicate en matière de politique industrielle, et qui devrait être finalisée en décembre prochain.

 

Mais aujourd’hui c’est le contexte politique général qui n’est pas ordinaire. Et cette annonce « fait désordre », car l’évènement se place sur fond de réforme et du nouveau « pacte ferroviaire ». Rappelons que l’un des objectifs de ce dernier, officiellement proclamés par le Premier ministre le 26 février 2018, est de transformer de façon « vertueuse » la gouvernance de la SNCF. Transformation qui « permettra de  sortir d’une dette sans limite et responsabilisera les dirigeants de l’entreprise, l’État et les collectivités »…

 

 

 

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