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Simple sursis pour les petites lignes ?

À l’inverse de Jean-Cyril Spinetta, Edouard Philippe estime qu’ « on ne ferme pas 9000 kilomètres de lignes depuis Paris », ce qui rassure les régions et offre un sursis à ces lignes, sans  proposer rien de concret.

« Quant on veut tuer son chien, on lui donne la rage », dit-on.

 

C’est ce qui se passe  avec ces « petites lignes capillaires voyageurs » stigmatisées dans le rapport Spinetta, parce qu’elles ne totalisent que 2% des voyageurs sur le tiers du réseau. Pourtant, les symptômes du mal sont simples à identifier.  Une offre et des fréquences aussi inadaptées que squelettiques (du type trois allers-retours journaliers) auxquelles s’ajoute la lente dégradation des infrastructures en raison d’une maintenance a minima depuis des décennies. Plus une exploitation SNCF aussi coûteuse qu’inadaptée, puisque ces lignes sont soumises aux critères réglementaires de l’ensemble du réseau. Un ensemble de fait qui alimente cette inéluctable « spirale du déclin ».

 

Une tendance renforcée par un « autisme ferroviaire » franco-français qui ignore les solutions mises en œuvre ailleurs en Europe : gestion décentralisée liée aux pouvoirs locaux, offre cadencée, matériels bien dimensionnés, tarification adaptée et maintenance sur mesures.

 

Les « Sociétés Publiques Locales » préconisées par Région de France pour gérer les lignes ouvertes à la concurrence offriraient-elles une piste ? Elles ont au moins l’intérêt d’ouvrir… le débat !

 

 

 

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