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Laurent Wauquiez interpelle l'Elysée, depuis le chantier du Lyon-Turin

Habile calcul ou hasard du calendrier, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a choisi de visiter le chantier du tunnel transalpin, en compagnie du directeur général de Tunnel Euralpin Lyon-Turin (TELT), le jour de la présentation par le Premier ministre du plan de modernisation de la SNCF, suite au rapport Spinetta.

 

Soigneusement écartée des priorités par la récente Commission d’Orientation des Infrastructures (COI), la Région Auvergne-Rhône-Alpes monte au créneau sur le dossier du Lyon-Turin. Car si le tunnel transfrontalier et son financement relèvent davantage de l’Union Européenne, ce sont les accès à cet ouvrage, du côté français, qui ont été retoqués par le rapport Duron.

 

Celui-ci reportant, de fait, les performances optimales de l’ouvrage et de ses impacts sur le report modal, bien au-delà de 2030, date prévue pour la livraison du tunnel. « Je refuse le double langage parisien, qui nous dit aujourd’hui d’un côté, qu’il faut sauver la SNCF, et d’un autre, qui la prive des outils nécessaires à son avenir, explique Laurent Wauquiez. Ici, l’avenir du train, et donc de la SNCF, c’est de mettre les camions sur les rails et d’éviter l’asphyxie de nos vallées ».

 

Un appel du coude aux écologistes, et pourquoi pas à Nicolas Hulot. Sauf que depuis quelque temps, ceux-ci sont devenus les premiers opposants ! « Sinon, des agglomérations comme Chambéry ou Aix-les-Bains assisteront au défilé des camions : 8% de plus l’année dernière, et 200 de plus par jour depuis le début de cette année », ajoute le président d’Auvergne-Rhône-Alpes.

 

Constatant le retard de la France sur les accès au tunnel par rapport à l’Italie (également constaté par Mario Virano, Laurent Wauquiez a adressé un courrier au président de la République. « Certes, les tracés ne sont pas encore arrêtés, mais nous proposons que la région soit tête de file pour organiser la médiation, en fonction des différentes propositions, en compagnie des différentes parties prenantes et de la Ministre des Transports », propse-t-il, en rappelant que les collectivités locales se sont engagées à hauteur d’un milliard d’euros (dont 650 millions pour la région) sur cette partie du chantier. Tout en comparant la politique ferroviaire française à celle des autres pays voisins Autriche, Suisse, Allemagne…

Laurent Wauquiez et Mario Virano, sur le chantier du Lyon-Turin à Saint-Martin de la Porte.

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17/11/2019

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