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Salon Biogaz Europe à Nantes

12/02/2018

La transition énergétique l’exige : faire rouler des cars au gaz dans les campagnes, d’une ville à l’autre ou pour le transport scolaire, va demander aux « territoires » d’investir dans des stations. Pour obtenir le gaz à moins cher.

 

Bien sûr, le prix des véhicules doit encore baisser. Mais au Salon Biogaz Europe de Nantes, les 7 et 8 février, la filière gaz a dégagé des perspectives au transport public pour qu’il avance avec elle dans sa transition énergétique. Au moins du côté du prix du carburant et des stations de recharge.

 

« Côté stations, le plan de déploiement est prêt. Nous l’avons déjà présenté au gouvernement. Notre filière pense que la France peut disposer de 2000 stations de gaz en France en 2030. De quoi permettre à 220 000 véhicules lourds de fonctionner, camions, bus et cars. 30% du parc », a expliqué Gilles Durand, secrétaire général de l’Association Françaises du gaz naturel pour véhicules.

 

Aujourd’hui, notre pays en compte 782 : 768 stations de GNC (gaz naturel comprimé) et 14 stations de GNL (gaz naturel liquide).

Ce réseau est en plein essor, principalement sous l’impulsion des vendeurs de carburants. Total installe par exemples ses pompes à recharge rapides dans ses stations. Elle en avait trois, sur l’ensemble du territoire français l’an dernier, et en aura 25 à la fin de cette année et en programme 110 pour 2022. Engie, Air Liquide sont aussi à la manœuvre.

 

Mais l’équipement d’une station reste cher. Entre 1 et 2 millions d’euros l’unité. Ce qui nécessite 50 camions par jour au minimum, de manière à la rentabiliser dans une fourchette de 5 à 7 ans. Des calculs de pétroliers qui n’ont pas rebuté non plus les 25 villes qui font déjà rouler leur bus au GNV. Et qui en séduit de plus en plus.

 

Mais quid des endroits où la concentration de population est faible ? « C’est là où nous proposons que les collectivités interviennent par l’intermédiaire de syndicats d’énergie. Elles auraient la possibilité d’investir sur une période plus longue. Cela leur permettrait d’obtenir une source d’énergie au final moins onéreuse pour leurs transports publics », s’enflamme Gilles Durand.

 

La démonstration a d’autant plus d’importance qu’après l’amélioration de l’offre de véhicules (il manque encore, par exemple, des cars à soutes en version gaz ; le prix moyen devrait baisser avec l’explosion de la production), le prix final du carburant va dépendre de la géographie du réseau de stations. D’où l’importance que les régions s’en saisissent.

 

Le syndicat intercommunal gaz et électricité en Ile-de-France en a 10 en projet. Les Pays de la Loire, autre exemple, ont un objectif de 19 d’ici 2020, 55 à l’horizon 2030. C’est à cette échelle, des territoires, que le biogaz (gaz non fossile, renouvelable) contribue lui-aussi à la solution. Le salon de Nantes a montré que cette production, à partir d’effluents agricoles ou de biomasse (bois) à la campagne, de déchets ménagers ou d’eaux usées dans les villes s’industrialise.

 

Ses coûts de production encore très élevés, baissent. De 200€ le kilowatt/heure il y a encore quelques temps, il tombe en dessous de 100. Alors qu’il faudrait atteindre entre 30 et 90. A terme, ces productions complèteront l’alimentation des stations. L’industrie gazière s’estime capable de produire 30% de gaz renouvelable en 2030.

 

« Le gouvernement donne les bons signaux. Avec le gaz, on se préserve déjà des hausses de carburant. Nous avons obtenu le gel des taxes sur le gaz pour les professionnels pendant 5 ans et l’amortissement sur 140 % de la valeur d’achat des véhicules », ajoute Gilles Durand. Le transport public l’a bien compris. Parmi ses nouveaux adhérents, il compte le groupe Transdev depuis janvier. Keolis l’avait précédé.

 

Gilles Durand, secrétaire général de l’association française du gaz naturel pour véhicule, présente l’objectif de 2000 stations en 2030 comme atteignable. (Photo AFGNV)

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