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Auvergne-Rhône-Alpes en marge des projets

Le rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures (COI) vient d’avoir raison de plusieurs projets en Auvergne-Rhône-Alpes, pour lesquels les milieux économiques locaux, soutenus par le conseil régional, demandaient depuis longtemps une confirmation.

 

C’est tout d’abord la liaison autoroutière A45, détentrice depuis 2008 d’une Déclaration d’Utilité Publique, qui, 10 ans après, n’est toujours pas jugée prioritaire. Après la purge de nombreux recours, dont un devant le Conseil d’Etat, la priorité recommandée au gouvernement est selon le COI « le financement d’études nécessaires à la tenue du débat public multimodal et à l’analyse approfondie des solutions alternatives à l’A45… ».

 

Une recommandation qui colle effectivement aux nouvelles orientations gouvernementales, de privilégier l’entretien et l’amélioration des infrastructures existantes plutôt que de nouveaux investissements. Il n’y a bien que la Chambre de Commerce lyonnaise pour ne pas y voir un signe d’abandon : « nulle part il n’est écrit dans le rapport qu’il faut abandonner le projet A45. Le COI indique néanmoins qu'une solution satisfaisante pour l’arrivée du projet sur l’agglomération lyonnaise devra être trouvée pour éviter d’aggraver les conditions de circulation », nuance cependant le Collectif pour l'A45. Sauf que le contournement, lui aussi, fait l’objet de réserves !

 

Soulagement des opposants

 

Comme pour Notre-Dame-des-Landes, ce sont les associations qui se sentent pousser des ailes. L’Alcaly, qui revendique plus de 100 collectivités sur trois départements, est persuadée, elle, qu’une étude objective conduira à l’abandon pur et simple du projet A45. Pour elle, « l’amélioration et le renforcement des dessertes TER, l’approfondissement des initiatives visant à concrétiser les projets ambitieux du transport de demain (hyperloop, cabines, transport par câble), l’encouragement pour de nouveaux comportements (covoiturage) ou d’organisation du travail (télétravail)… apparaissent infiniment plus raisonnables ». Le projet de création d’un fonds destiné à la promotion des solutions alternatives, doté de 300 millions d’euros, préconisée par le COI, apporte de l’eau à leur moulin.

 

Le rapport du COI retoque aussi la nouvelle ligne donnant accès au tunnel transalpin. Car si celui-ci entre dans une perspective internationale, financée par des fonds européens, il n’en est pas de même pour la partie française. Cette préconisation ne manquera pas d’altérer sensiblement les performances de l’ensemble de l’ouvrage. Mais elle satisfait les milieux écologistes, pourtant à l’origine de la liaison transalpine et devenus depuis les principaux opposants.

 

Enfin, la requalification de la ligne POCL, pour laquelle Auvergne-Rhône-Alpes s’était très récemment engagée, marque aussi un recul de l’Etat. En revanche, le rapport du COI recommande l’intervention de de ce dernier pour ce qui est du règlement des problèmes liés à la saturation de certains nœuds ferroviaires, au premier rang desquels figure celui de Lyon Part-Dieu. Des décisions qui confortent assez précisément le positionnement du président d’Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, souhaitant devenir le premier opposant au gouvernement Macron, et qui a qualifié la position du COI comme « un coup de poignard dans le dos » !

 

 

 

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