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La FNAUT plébiscite le péage urbain

22/01/2018

La Fédération Nationale des Usagers des Transports, très impliquée dans les Assises de la Mobilité en 2017, souhaite visiblement peser sur le contenu de la future loi d’orientation des mobilités. Cette fois, la FNAUT milite clairement pour que l’introduction du péage urbain classique dans les agglomérations françaises soit facilitée dans le futur texte.


Selon l’organisme, le péage urbain, qu’il soit de zone ou d’axe, en fonction d’un choix fait par la collectivité, devrait « réduire le trafic routier de l’ordre de 20% », influer sur la qualité environnementale car il permettrait de « limiter les gaspillages d’énergie… le bruit et la pollution de l’air… », et dégagera une ressource nouvelle.


Pour la FNAUT, le développement du péage urbain doit tout de même s’accompagner de quelques garde-fous. Son produit devra être obligatoirement affecté au financement des mesures prévues dans le cadre d’un Plan de déplacement urbain (PDU). Une démarche qui implique logiquement la création d’organes de contrôle de cette affectation…


Par ailleurs, et toujours selon la logique développée par l’association, « il ne sera introduit que dans des agglomérations où les alternatives à la voiture sont bien développées ». Des villes dans lesquelles l’automobiliste pourra se rabattre « en voiture ou à vélo sur les gares et stations terminales de transport collectif ». Ce qui pose tout de même la question du développement de vastes parkings-relais, de leur financement et leur emprise immobilière…


Si la fédération pare donc le péage urbain de toutes les vertus, elle développe à contrario une position très tranchée sur le péage inversé, qualifié « d’irrationnel et anti-pédagogique ». Selon elle, « si un automobiliste circule en heure creuse, il échappe aux bouchons et consomme moins de carburant: à quoi bon lui offrir en plus une coûteuse incitation financière ? Le péage inversé ne vise pas un report du trafic automobile sur le vélo ou le transport collectif, mais un simple décalage horaire ».


Pour mémoire, rappelons que la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 avait légalisé le péage urbain, mais imposé aux agglomérations qui souhaitent l’introduire des contraintes strictes : seuil démographique de 300 000 habitants, expérimentation pendant une durée maximale de 3 ans, montant du péage limité par décret.

Le péage urbain de Londres, un message clair à destination des automobilistes.

 


 

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