• Jean-François Bélanger

Villes & Territoires Cyclables ajoute la marche à son périmètre


14/01/2022 - Dans la foulée de la dynamique affichée l’année dernière par la mobilité du vélo, le Club Vélos & Territoires ajoute à son appellation le vocable et Marchables afin de coordonner ses actions et promouvoir dans le même temps ces deux modes de déplacements actifs.


Françoise Rossignol jubile en annonçant en ce début d’année les chiffres de fréquentation du mode vélo en 2021 : « en un an, le nombre des passages à vélos a augmenté en moyenne de 28% sur l’ensemble du territoire, de 30% en milieu urbain, de 20% dans le périurbain et même de 14% en milieu rural ».


En ajoutant la marche à pied, la présidente de Villes & Territoires Cyclables et Marchables veut accélérer encore l’utilisation des modes actifs, en particulier en concentrant ses efforts sur l’espace public.


« Celui-ci s’est construit autour de la voiture. Les transports en commun trouvent difficilement leur place et le reste, c’est pour les vélos et les piétons. Il est temps d’inverser la hiérarchie », avertit Françoise Rossignol.


Selon l’Insee, 41% des trajets en voiture font moins de 5 kilomètres. La marge est donc énorme. Pour ce faire, il convient d’abord de sécuriser les déplacements. « Le choix des 30 km/h en ville doit être la norme et le 50 km/h l’exception, une solution plus efficace qu’une obligation du port du casque », selon François Rossignol.


Mission parlementaire pour activer la filière


Mais cet engouement pour le vélo ne s’accompagne pas de l’essor économique du secteur, bien au contraire. Il a provoqué des difficultés d’approvisionnements pour une filière devenue dépendante du continent asiatique après avoir perdu savoir-faire et brevets.


C’est pour cela que le Premier ministre a confié une mission parlementaire au député Guillaume Gouffier Cha. Celui-ci va lui remettre sa copie à la fin du mois.


« Nous devons réunir l’ensemble des acteurs de la filière de l’industrie, des infrastructures, des mobilités, du tourisme, des services du sport et des loisirs », ambitionne-t-il d’ores et déjà.


Le chemin est encore loin pour que la part de marché du vélo en France passe de 3 à 9% en 2024, puis à 12% ensuite, encore loin des Hollandais (33%) ou de celui des Allemands (13%).


« Car le vélo est une réponse au dérèglement climatique, au fléau de la sédentarité et il est favorable au pouvoir d’achat des français », argumente François Rossignol.