• Michel Chlastacz

Venise-Belluno sous tension



25/06/2021 - Le 13 juin 2021, RFI (l’équivalent italien de SNCF Réseau) mettait en service la traction électrique en 3 kV continu sur la ligne (Venise) Conegliano-Vittorio Veneto-Belluno.


C’est une récente rame ETR 104 dite « POP » d’Alstom inaugurant ce premier parcours sous caténaires avec - dès ce premier jour - une offre directe partiellement cadencée qui totalise 13 allers-retours journaliers Venise-Belluno.


En offrant un gain de douze minutes de temps de trajet qui associe l’augmentation de la vitesse en ligne et la suppression de la correspondance à Conegliano.


L’électrification de cette courte antenne de 40 kilomètres revêt pourtant une grande signification. Même si en Italie une part hégémonique du réseau ferré est déjà électrifié et que les opérations de ce type ne sont en fait que des « bouclages »*.


Ici, l’intérêt de cette électrification est tout aussi importante pour le fret que pour les mouvements voyageurs à l’échelle de l’aire urbaine de Venise.


Pour la plus grande satisfaction de la région de Vénétie qui, en parallèle, modernise profondément sa flotte ferroviaire avec la livraison, d’ici 2026, de pas moins de 47 rames « Rock » d’Hitachi Rail à deux niveaux et de 31 rames à un niveau « POP » d’Alstom.


Cette première électrification, assortie de l’installation d’un nouveau système informatique de contrôle-commande des trains dit SCMT, représente plus du quart d’un investissement de RFI à hauteur de 200 M€.


L’opération vise l’électrification de l’ensemble des axes ferroviaires qui font partie de l’« Anneau de Belluno », soit 92 km de lignes de montagne à voie unique.


Après (Padoue) Castelfranco Veneto-Belluno dont l’électrification s’est achevée fin 2020 et Conigliano-Belluno qui vient d’être mise en service, ce sera en 2024 le tour de l’axe Trévise-Belluno.


Deux ans avant les Jeux Olympiques et para-Olympiques d’hiver de Milan et de Cortina d’Ampezzo, l’ensemble de l’«Anneau de Belluno» sera sous tension...

 

* La stratégie de RFI privilégie cette démarche dans la plupart des régions où les « trous électriques » existent. Alors que le choix de l’hydrogène ou des rames à batteries semble cantonné au domaine des opérateurs et des AO régionales.