• Pierre Cossard

Un nouveau sondage sur la mobilité


11/01/2022 - La Fabrique de la Cité a présenté le 7 janvier 2022 les résultats d’une enquête destinée à mieux comprendre les modes de déplacement et les attentes des Français vis-à-vis des mobilités bas-carbone.


Elle a été réalisée par Ipsos auprès de 1 003 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française.

Selon cette nouvelle enquête, pour les déplacements du quotidien, les Français utilisent toujours très majoritairement la voiture (75%).


C’est particulièrement le cas en dehors de la région Ile-de-France (79%), en zone rurale (86%) et périurbaine (87%). Mais la voiture reste majoritaire y compris dans les centres urbains (61%).


Son utilisation est certes moins forte en Ile-de-France (55%) et en particulier dans l’agglomération parisienne (52%), mais reste majoritaire.


Les transports en commun sont utilisés au quotidien par une minorité de Français (29%), mais une majorité de Franciliens (53%, dont une partie combine donc l’utilisation des transports en commun et de la voiture).


Quant aux mobilités dites actives (marche, vélo, trottinette, etc.), 44% des Français y ont recours pour leurs déplacements du quotidien, particulièrement dans l’agglomération parisienne (60%) et dans les autres grandes agglomérations (53% dans les agglomérations de 100 000 habitants et plus).


Le problème du coût


Selon les résultats obtenus par Ipsos, 39% des Français interrogés considèrent que la manière dont ils se déplacent au quotidien n’est pas bon marché.


Si les habitants des centres urbains ont logiquement accès à des modes de déplacement plus économiques (transports en commun, vélo, marche), les habitants des banlieues et surtout des zones périurbaines ont moins d’options pour faire baisser la facture.


Ainsi, 47% des périurbains considèrent que les conditions dans lesquelles ils se déplacent ne sont pas bon marché, contre 30% des habitants des centres urbains.


Par ailleurs, 48% des Français reconnaissent que la manière dont ils se déplacent au quotidien n’est pas écologique (60% en zone périurbaine contre 37% dans les centres urbains).


Et si 91% des Français déclarent qu’ils aimeraient pouvoir réduire l’impact écologique de leurs déplacements quotidiens, 73% des personnes interrogées jugent difficile, voire impossible, le recours à des solutions de mobilité moins polluantes que l’usage de la voiture individuelle.


Ainsi, 51% des Français pensent par exemple qu’il est difficile de prendre les transports en commun là où ils habitent. Et c’est le cas de 76% des habitants des agglomérations de moins de 20 000 habitants.


Un résultat identique à celui des personnes interrogées qui aimeraient pouvoir se passer de leur voiture au quotidien.


Pour eux, les transports collectifs et autres systèmes sont généralement trop éloignés. C’est le cas des stations d’autopartage (52% les jugent trop éloignées), des aires de covoiturage (48%), des arrêts de tramway ou station de métro (55%), gares ferroviaires (47%) ou encore arrêt de bus (31% ; 48% en périurbain et 61% en zone rurale).


Ces personnes plébiscitent ainsi un service d’autocars sur autoroute ou voie rapide partant d’un parking situé près de chez eux et desservant un point de correspondance avec d’autres moyens de transport (59% seraient susceptibles de les utiliser pour leurs déplacements du quotidien ; 63% des habitants de zone périurbaine et 69% en zone rurale), des voies réservées sur autoroutes ou voies rapides à certains moments de la journée pour le covoiturage, les taxis ou les autocars, par exemple (53% intéressés).