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  • Jean-François Bélanger

L’UAF conteste un article de la loi Climat et Résilience


Lyon st Exupéry

01/03/2021 - Auditionné dans le cadre de la loi Climat et Résilience en début de semaine, l’Union des Aéroports de France (UAF) conteste l’interdiction des vols domestiques lorsqu’il existe une alternative par voie ferrée en dessous de 2 h 30.


Présentée au conseil des ministres du 10 février 2021, la loi Climat et Résilience portée par la ministre de la Transition Ecologique, Barbara Pompili, a commencé ses consultations avant sa prochaine présentation devant les Chambres.


Cette loi est directement issue de la Convention Citoyenne pour le Climat, principe choisi par Emmanuel Macron. Ce panel de citoyens avait opté, dans son volet « Se Déplacer », pour une interdiction de toute liaison aérienne domestique lorsqu’il existe un transport ferroviaire d’une durée inférieure à 4 h 00.


L’exécutif a ramené ce seuil à 2 h 30. L’organisation professionnelle, qui regroupe 150 aéroports de toutes tailles, conteste aujourd’hui cette mesure qui condamne notamment quatre lignes pour des liaisons point à point : Bordeaux-Orly, Lyon-Orly, Nantes-Orly et Marseille-Lyon.


L’UAF regrette l’absence d’études sérieuses sur les conséquences économiques, concurrentielles et environnementales de cette mesure. La suppression de ces lignes aura des impacts économiques, logistiques et touristiques importants.


Concernant Orly, on pense aussi au groupe Air France qui se trouve contraint de négocier des aides d’Etat pour sa survie, tout en étant obligé par Bruxelles de céder une partie de son fonds de commerce, c’est-à-dire les « slots », à ses concurrents !


Avant la pandémie, les quatre lignes citées par l’UAF représentaient encore environ un million de passagers, dont plus de la moitié pour la seule ligne Bordeaux-Orly.


« Ce qui veut dire que, malgré la concurrence du train, le transport ferroviaire est dans l’incapacité de répondre à la multiplicité des attentes des marchés », selon l’UAF.


L’UAF et Airports Council International Europ ont saisi la commission européenne sur ce qui est présenté comme un tour de passe-passe juridique concernant l’interprétation de l’article 20 du règlement européen 1008/2008.