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  • Michel Chlastacz

Trainline : le train est 136 fois moins polluant que l‘avion


21/04/2021 - Alors que le monde aérien, qui subit de plein fouet les conséquences de la pandémie, semble vouloir de toutes forces « repartir comme avant », le contexte commence à profondément changer.


Le 19 avril 2021, la plate-forme de vente Trainline a publié une étude qui compare cinq trajets nationaux différents effectués en train et en avion : soit Paris-Lyon, Paris-Bordeaux, Paris-Nantes, Lyon-Marseille et Paris-Rennes.


Cinq trajets pour lesquels « l’option aérienne devrait prochainement disparaître » dans le cadre du volet « Se déplacer » du projet de loi Climat et résilience qui prévoit d’interdire les vols nationaux possédant une alternative ferroviaire d’une durée inférieure à deux heures trente de trajet.


Un tournant qui « va profondément bouleverser le tourisme et le voyage d’affaires post Covid-19 » selon l’étude.


D’autant que le document analyse ces cinq trajets selon une approche de « bout en bout » qui inclut les coûts et les temps des trajets d’approche de et vers les gares et les aéroports et sans oublier l’obligatoire durée préalable de contrôle à l’aéroport*.


Cette analyse aboutit à quelques constatations décapantes. D’abord celle d’un bilan carbone « en moyenne 136 fois moins élevé » du train en comparaison de l’avion.


Ensuite, celle d’une réalité de temps de trajets deux fois plus rapides de bout en bout en faveur du train. Essentiellement en raison de temps d’attente beaucoup moins élevés et d’une situation géographique des gares en centre-ville plus favorable que celle des aéroports situés en périphérie. Une situation complétée par la meilleure desserte des gares par les transports publics que ne le sont les aéroports.


Enfin le fait que les coûts, toujours de bout en bout, se révèleraient 1,8 fois moins élevés pour le train que pour l’avion.


Même si le choix des prix de base n’est pas le plus idoine en raison des systèmes de tarification qui dans le cas de la SNCF comme dans celui des opérateurs aériens (même low-cost ) se révèlent très opaques...


* « Il est intéressant de noter que, même sans prendre en compte ce temps de battement nécessaire à l’aéroport, le train l’emporte sur l’avion dans quatre trajets sur cinq », constate l’étude.