• Michel Chlastacz

TDIE décrypte les propositions transports aux élections régionales


Quai SNCF

18/06/2021 - Le 14 juin 2021, Philippe Duron et Louis Nègre, co-présidents de l’association TDIE (Transports Développement Inter-modalité Environnement), présentaient les résultats de leur désormais traditionnelle enquête sur la thématique des transports auprès des candidats et des listes en lice aux prochaines élections régionales (voir Mobilités Magazine du 10 mai 2021).


Tout en constatant « qu’à l’observation des programmes des candidats, l’intérêt qu’ils accordent aux transports peut apparaître en décalage avec [leur] poids dans le budget des Régions première dépense en valeur, un quart des dépenses moyennes des Régions », tient à préciser le communiqué de TDIE, ndlr), les 24 candidats qui ont pris le temps de répondre proposent une politique cohérente et argumentée (dans ce domaine) ».


Des réponses que le Conseil scientifique de TDIE a voulu synthétiser en trois séries de remarques classées en fonction des thèmes.


D’une part, « tous les candidats [qui ont répondu] proposent d’améliorer la qualité des transports du quotidien [et ils] portent un discours général de développement de l’offre ou de l’attractivité des transports collectifs ».


Plus particulièrement des transports ferroviaires et sur un fond d’intermodalité. Alors que le vélo devient aujourd’hui « un nouvel enjeu de la politique des transports du quotidien ».


D’autre part, « les défis de la transition écologique (principalement sur le thème de la décarbonation des transports, ndlr) ne font pas débat sur le fond et ils sont très généralement invoqués en élément du contexte pour légitimer de très nombreuses propositions* (auxquelles s’ajoutent en même temps) des enjeux d’équité sociale et territoriale ».


Enfin, l’enquête de TDIE permet d’identifier une sorte d’anomalie qui semble ici plutôt liée à l’atmosphère politique générale.


Puisqu’elle a permis de constater que « le thème de l’insécurité, qui n’est pas développé sur la base d’une compétence régionale, s’est pourtant très largement immiscé dans les programmes transports des candidats, toutes tendances politique confondues ». Ce qui a l’inconvénient de brouiller quelque peu les véritables enjeux...


En outre, on s’aperçoit que les différents candidats ont, bien entendu, « une appréciation contrastée [aussi bien] des questions et des enjeux de financement [certains évoquent même l’idée d’une sorte d’écotaxe régionale] des systèmes de mobilité des offres et des infrastructures [que] de l’ouverture à la concurrence des services ferroviaires régionaux et des relations avec la SNCF ».


Toutefois, seuls quelques uns d’entre eux abordent « l’enjeu [politiquement comme techniquement] complexe de la gouvernance » des transports...


 

* Il resterait toutefois à aller ici au-delà des simples proclamations rituelles. Comme le montre l’exemple de l’expression désormais quasi-vidée de son sens du « développement durable » qui a été parfois même invoquée pour justifier des projets autoroutiers !