• Jean-François Bélanger

Siemens-Mobility veut devenir la référence des trains de nuit


29/03/2022 - Installée à Chatillon, la filiale française du groupe allemand Siemens veut faire partie des fournisseurs incontestables de matériel pour les prochains trains de nuit et Intercités que la France envisage de mettre en place prochainement.


Construites dans la foulée de Matra-Transport, dès 1998, les compétences de Siemens-Mobility auraient pu s’exercer sous la bannière Siemens-Alstom jusqu’à ce qu’en 2019, la Commission Européenne dise non à ce projet.


Ce rapprochement, envisagé en 2017, ne verra donc pas le jour et Siemens-Mobility poursuit son chemin sous ses couleurs bavaroises.


« Notre implantation de Châtillon traite le marché français et aussi maghrébin, Algérie, Tunisie et Maroc », précise Bertrand Picard, directeur commercial de Siemens-Mobility.


La société conçoit des systèmes de conduite automatique et de contrôle pour les trains, ainsi que des véhicules autonomes légers (Val), comme celui qu’il s’apprête à mettre en service à Rennes, avant l’été.


Mais le renouveau des trains de nuit, tant au niveau européen qu’au niveau domestique, lui propose de nouvelles ambitions, surtout après avoir emporté le marché de 700 voitures auprès d’OBB, société autrichienne exploitant les trains Nightjet.


« Nous fournissons divers modèles : voitures couchettes, voitures lits, voitures à sièges inclinables… avec des compositions de trains flexibles, de façon à ce que chaque client, y trouve son compte tant au niveau du prix que du confort, et ainsi trouver une alternative au transport aérien » complète Bertrand Picard.


Siemens-Mobility ambitionne de devenir la référence dans le domaine des trains de nuit, surtout que la France s’inscrit elle aussi dans ce mouvement


Un marché de 600 voitures


Dans l’optique de la création de trains de nuit, comme cela est envisagé en France, Siemens Mobility a déjà calculé qu’il faudrait tabler sur 240 voitures couchettes, 150 voitures-lits, 180 voitures de places assises et une quinzaine de voitures-restaurants, une gamme déclinée sous la marque Viaggio


La société francilienne se dit prête à envisager des lignes d’assemblage sur le territoire français, sitôt les procédures d’appels d’offres lancées.