• Michel Chlastacz

Le saut-de-mouton de Clichy au profit des lignes de Normandie


06/11/2020 - Le 2 octobre 2020, les élus normands, avec le président de la Région Hervé Morin en tête et Hélène Vasseur, directrice territorial SNCF Réseau Normandie, ont présenté en visio-conférence un projet... parisien !

Situation paradoxale en apparence, seulement dans la mesure où le projet qui concerne la construction d’un saute-mouton (croisement dénivelé entre les voies à l’aide d’ouvrages d’art) entre les gares de Pont-Cardinet et de Clichy-Levallois.

Un système qui « est la solution la plus pertinente pour répondre aux problèmes de densité de circulation et de cisaillements entre les itinéraires spécialisés des voies existantes »*, affirme le communiqué Normandie-SNCF.

En raison de ces problèmes, de nombreux trains « normands » (un trafic qui concerne 100 trains et 50 000 voyageurs/jour) se trouvent aujourd’hui ralentis durant les heures de pointes, voire même immobilisés durant de longues minutes, à l’entrée comme à la sortie de la gare de Paris-Saint-Lazare.

Le coût du saute-mouton, qui serait réalisé entre les ponts qui franchissent successivement le Boulevard Berthier puis le Boulevard Périphérique, est estimé entre 160 et 200 M€, un coût qui sera affiné à la suite des études lancées le 30 octobre dernier (0,9 M€ partagés à 50/50 entre l’État et la Région Normandie elle-même à égalité avec ses collectivités départementales et intercommunales). La Normandie assure en outre la part de l’Île-de-France.

Après l’analyse des études d’ici octobre 2021, le calendrier de réalisation serait mis au point, avec des travaux qui seraient engagés en 2025.

Si la Région espère un achèvement en 2028, en l’état actuel des études de SNCF Réseau leur échéance pourrait attendre jusqu’en... 2032 !


* Les dix voies entre Pont-Cardinet et Clichy-Levallois se partagent entre les voies banlieue définies par « groupes » (II, IV, V et VI) de deux voies selon leurs destinations et les deux voies du tronc commun Paris-Mantes des lignes de Normandie vers Rouen et Le Havre et vers Caen et Cherbourg. Les voies normandes « cisaillent » à niveau six des huit voies banlieue.