• David Rauscent

REV Retrofit Tour, premier bilan


17/06/2022 - Le REV Retrofit tour a fait escale pendant deux semaines à Paris pour participer au salon EuMo, Porte de Versailles, pour y présenter son bus Citaro retrofité avec pepper Motion, son partenaire allemand leader du retrofit poids lourds et bus.


Il s’agissait en parallèle de présenter les véhicules anciens aux clients de la filiale Retrofuture aux Invalides mais aussi de se concentrer sur la réponse que va apporter REV et pepper au 1er appel d’offres lancé par la métropole de Rouen pour retrofiter 29 bus et 20 cars.


Un appel d’offres dont se félicite Arnaud Pigounides, président de REV Mobilities, car « il ouvre la voie à de nombreux autres qui vont être publiés dans les prochains mois tant il y a urgence et que les élus commencent à s’en rendre compte ».


Le président de REV a souhaité, par ailleurs, dresser un premier bilan de ce 1er roadshow de la décarbonation quelques jours avant la fin puisqu’il se terminera à Lyon le 23 juin prochain avec la ville et la métropole, et ce après Grenoble et Annecy.


Arnaud Pigounides se réjouit du succès populaire au fil des 20 dates du tour, avec plus de 1300 visiteurs, 900 essais et près des 200 entreprises rencontrées.


Un succès d’ailleurs largement relayé par la presse régionale et de la presse spécialisée qui ne tarit pas, preuve s’il en est que le sujet du retrofit est un sujet qui s’installe dans le paysage de la mobilité…


Un constat qui n’y a rien d’étonnant lorsque l’on sait que 40% du parc français, soit près de 18 millions de véhicules sur les 41 millions roulant dans l’Hexagone ne pourra plus circuler dans la plupart des métropoles françaises qui passeront en Zones à Faibles Émissions de mobilité au 1er janvier 2025.


Malgré tout, et c’est la principale déception du Président de REV Mobilities, ces étapes n’attirent que peu les décideurs publics pourtant confrontés au premier chef tant pour les flottes de véhicules dont ils ont la charge que pour leurs administrés, notamment les entreprises et artisans qui créent la richesse et l’emploi au sein de leurs territoires.


Néanmoins, dès lors qu’ils prennent la peine de venir à la rencontre de la caravane, ils se rendent compte, parfois amèrement, que l’échéance est courte et que dans la plupart des cas, même s’ils ont prévu une partie du renouvellement de leur parc, notamment en achetant des bus électriques neufs, ils ne parviendront pas à disposer des 100% qui rentreront dans les critères de ces ZFE-m.


Ces métropoles ne mettront-elles plus en circulation, au 1er janvier 2025, leurs véhicules les plus polluants privant les habitants des services essentiels ?


Permettront-elles à leurs administrés, aux entreprises et commerçants de pouvoir circuler au sein de ces métropoles et ce malgré une loi qui impose l’exclusion des véhicules les plus polluants ?


Ou au contraire, ces métropoles seront-elles pro-actives en mixant, avec du retrofit, le renouvellement de leurs parcs et en co-finançant la conversion pour les particuliers et entreprises à l’instar de certaines collectivités ?


Là sont les questions essentielles qu’il semble important de se poser dès maintenant. Car, si l’on en croit les priorités réitérées du nouveau mandat présidentiel et réaffirmées par le Gouvernement d’Elisabeth Borne, la décarbonation ne souffrira d’aucune remise en cause…