• Jean-François Bélanger

Retrofit : la solution Greenmot

08/07/2021 - Le spécialiste en engineering Greenmot a inauguré le 1er juillet 2021, un nouveau site d’exploitation de 10 000 m², à Villefranche-sur-Saône. Il compte bien figurer parmi les leaders du retrofit, l’opération qui consiste à transformer un véhicule à propulsion thermique en modèle fonctionnant, cette fois, à l’aide d’un moteur électrique.


10 ans après sa création, Greenmot s’est imposé au niveau international comme centre d’essai pour tout type de véhicule, passagers ou fret.


Stéphane Londos, président-fondateur de Greenmot entre, à gauche de Marc Gohlke, directeur de Cara (European Cluster for Mobility Solutions), et à droite de Marc Mortureux, directeur général de la Plateforme Automobile.

Sa croissance s’inscrit dans le contexte actuel du verdissement des flottes de transport de passagers, qui s’accompagne d’un contexte réglementaire en constante évolution.


Ce nouveau site, financé sur un investissement de 10 M€, vient d’être inauguré en présence d’une centaine de clients, fournisseurs, élus, partenaires… et fournit à Greenmot de nouveaux moyens pour développer ses activités, dont le retrofit figure parmi les axes de croissance.


Greenmot vise le retrofit d’un millier de véhicules


Selon l’Ademe, le coût d’un retrofit pour un autocar ou un autobus thermique se situe autour de 225 000 €. Un chiffre à comparer avec le coût d’un véhicule neuf électrique, soit autour de 600 000 €.


Sur les 26 000 autobus qui circulent en France, on peut estimer à 6 000 le nombre de ceux qui pourraient bénéficier d’un retrofit.


« Si nous pouvions en réaliser un millier, cela nous satisferait », envisage Stéphane Londos, président-fondateur de Greenmot.


Pour présenter et promouvoir cette transformation des flottes auprès des Autorités Organisatrices des Mobilités, Greenmot prépare une opération de communication. La société, qui a lancé cette nouvelle activité en début d’année, pourrait être opérationnelle pour le retrofit à partir de 2023.


La transformation des flottes de véhicules thermiques pourrait donner un élan supplémentaire à la société « au moins jusqu’en 2030 », estime Stéphane Londos.


D’ici là, l’activité de Greenmot, qui était de 7,5 M€ en 2020, est prévue à hauteur de 15 M€ en 2024. La société caladoise dispose d’un effectif de 60 collaborateurs, dont 40 ingénieurs, avec deux bureaux de représentation en Allemagne et au Japon.