• Jean-François Bélanger

Railcoop négocie avec les Régions pour acheter du matériel d’occasion


Dominique Guerrée, président de Railcoop à son siège de Figeac.

26/03/2021 - La Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) Railcoop avait sollicité les deux Régions, Nouvelle Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes, pour rouvrir la ligne directe entre Bordeaux et Lyon. Dans le cadre du renouvellement de son matériel roulant, celle-ci va lui vendre une dizaine de rames de trains.


Interrogé récemment, Laurent Wauquiez, président d’Auvergne-Rhône-Alpes, s’était prononcé en faveur de cette initiative de Railcoop, qui envisage de reprendre la ligne directe Bordeaux-Lyon à compter de l’été 2022.


Alors que l’ouverture à la concurrence du rail va devenir une réalité, Railcoop a réuni plus de 6 000 sociétaires pour plus de 2 M€ de capital.


Mais les statuts de cette SCIC prévoient que les collectivités qui souhaitent s’associer à ses projets, d’une part engagent un montant de 0,5 € par habitant, et, d’autre part, ne dépassent pas au global la majorité du capital.


Une dizaine d’entre elles ont cependant franchi le pas. « Mais, compte tenu des populations concernées, l’engagement d’une Région est particulièrement lourd », concède Dominique Guerrée, président de Railcoop. D’où l’idée de trouver un autre terrain d’entente.


10 rames d’Auvergne-Rhône-Alpes et 6 de Normandie


C’est ce qui est en cours avec les négociations pour qu’Auvergne-Rhône-Alpes cède, à des tarifs privilégiés (on parle de 2,5 M€) une dizaine de rames de trois voitures, soit une capacité de plus de 200 places chacune.


Un matériel thermique plutôt bien adapté puisque, sur l’axe Bordeaux-Lyon, plus de 80% de l’itinéraire n’est pas électrifié. Une même discussion est en cours avec la Région Normandie pour la fourniture de six autres rames du même modèle.


« Ensuite, il nous appartiendra de procéder à une remise à niveau et à un pelliculage à nos couleurs de ces trains », ajoute Dominique Guerrée.


Ces opérations seront financées grâce à un premier emprunt de 10 M€ contracté auprès des réseaux bancaires traditionnels et ceux de la finance éthique.


Retrouvez une interview complète de Dominique Guerrée dans le N°47 de Mobilités Magazine, en avril prochain.